MALTHUSIANISME_ET_ECOLOGIE 

Dans une lettre (ouverte) adressée le 9 février 1972 au Président de la Commission européenne Franco Maria Malfatti, Sicco Mansholt (1908-1995) fit grand bruit en prônant une politique écologiste fondée sur la décroissance de l'économie, après avoir lu le rapport Meadows, publié la même année par le Club de Rome et publié en France sous le titre Halte à la croissance ?. Il y défendait aussi l'idée d'un revenu minimum garanti à l'échelle européenne. Membre du Parti Travailliste des Pays Bas ce texte arriva juste avant la grande crise pétrolière de 1973 qui apporta de l’eau au moulin de cette réflexion. Depuis l’épuisement de la source pétrolière est au cœur des réflexions sauf qu’avec le gaz de schiste les USA ont pu devenir auto-suffisant et ça change tout. Le meilleur client des USA était le Venezuela et la crise de ce pays dont il m’arriva d’entendre un représentant politique dire à Toulouse que leurs réserves étaient éternelles, est aussi lié à ce phénomène. Tout comme l’arrogance de Trump ! J’ai lu des économistes qui refusaient de croire possible cette autosuffisance des USA or elle est bien réelle avec cependant les conséquences écologiques que l’on connaît.

Bref voici comment Labeyrie s’est inscrit de manière nuancé dans le débat.

Dire non mais noter en même temps :

« Si les motivations du Club de Rome et de S. Mansholt sont claires, il n'en reste pas moins que, indépendamment des thèses néo-malthusiennes, le problème démographique existe. »

Pour lui l’idée d’une limite, développée par l’image que nous n’avons pas plusieurs planètes à notre disposition, allait de soi.

J-P Damaggio