lycéens (2)

A Larrazet Michéa a évoqué une question qu’il juge symbolique et que beaucoup de présents auront pris pour une exagération. Il a rappelé que quelqu’un, je ne sais où, demande à ce qu’on lui enlève 20 ans sur sa carte d’identité car «c’est son choix». C’est mon choix est un slogan qui fait fureur avec la question du voile mais qui va beaucoup plus loin comme l’indique ce témoignage raconté par EMMA VAN DER HECHT sur Marianne du 23 au 29 novembre 2018 :

«Le 14 octobre dernier se déroulaient à Los Angeles les championnats du monde de cyclisme sur piste, les World Masters Track Cycling Championships. Une compétition remportée par une dénommée Rachel McKinnon, professeur de philosophie. Professeur sans e. Parce que Rachel McKinnon est transexuel. Il s'agit d'un homme qui se vit comme femme. Un esprit un peu obtus estimerait que, sur la photo du podium, Rachel McKinnon a tout d'un homme, le torse large, les cuisses puissantes et les pectoraux lisses. D'ailleurs, elle n'est pas opérée : Rachel McKinnon a un pénis... Mais elle a remporté les championnats du monde de cyclisme féminin, grâce aux nouvelles règles adoptées par l'Union cycliste internationale qui autorisent les - trans, au nom des « droits humains », à concourir à des compétitions internationales. Tout le monde s'est donc senti obligé d'applaudir à ce progrès formidable. A une exception près.

Le petit brin de fille, sur la troisième marche du podium, a trouvé la pilule un peu amère, et elle a eu le mauvais goût de rappeler sur Twitter qu'il s'agissait de championnats «féminins» et que c'était «injuste ». Rachel McKinnon l'a traitée de «bigote transphobe » sous les vivats du réseau social, et l'ignoble réactionnaire s'est excusée en ravalant sa honte. La fête a pu reprendre.»

 Muriel Fabre-Magnan vient de publier un livre sur cette question : «Le consentement n’est pas un signe de liberté». Elle est juriste et rappelle que si les gens consentent à vendre des éléments de leur corps c’est un consentement à combattre. Comme d’autres. Elle aime rappeler ce que disait Lacordaire : «Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.»

A Larrazet j’ai évoqué le renard et les poules et le besoin d’inventer le moyen pour que la liberté ce soit celle pour les poules doivent obtenir de laisser le renard hors du poulailler. Seule la loi peut l’IMPOSER.

J-P Damaggio