Revenons sur le cas de l’éco-taxe qui au départ est votée à la quasi-unanimité par les députés et qui finalement sera abandonnée.

Le 20 octobre 2013 le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, annonce la suspension de l'écotaxe.

Le 4 décembre 2018 le Premier ministre, Edouard Philippe, annonce la suspension des taxes.

Comme je l’ai déjà écrit les deux mouvements ne sont pas identiques mais il faut reconnaître que la part de spontanéité était déjà totalement appréciée par la population. En 2013 40% de la population était favorables aux bonnets rouges.

Les citoyens ne font plus confiance aux combats partisans où chacun se bat plus pour son drapeau que pour la cause si bien qu’un syndicat se réjouit plus du nombre de manifestants rassemblés que du résultat obtenu. L’action syndicale est devenue un rituel alors qu’un mouvement social doit casser les rituels. Je ne fais pas là l’éloge de l’inorganisation car c’est l’organisation qui décide de tout… même pour les gilets jaunes. Sauf qu’elle n’est plus de même nature (voir article demain). J-P Damaggio

 

Voici les dates du combat des bonnets rouges :

23 juillet 2009. Le Parlement vote à la quasi-unanimité la mise en place de l'écotaxe à compter de 2011 pour les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur les routes nationales et départementales en France. Elle est censée rapporter plus de 800 millions d'euros par an à l'Etat.

18 avril 2010. Premier report de l'écotaxe à la fin 2012 pour raisons techniques.

18 janvier 2011. Le gouvernement Fillon choisit par appel d'offres un consortium mené par le groupe italien Autostrade - « Ecomouv' " - pour collecter la taxe.

3 janvier 2013. Le Conseil des ministres acte la remise à plat de l'écotaxe, prévue désormais pour juillet 2013 et qui devrait rapporter « de l'ordre de 1,2 milliard d'euros » en année pleine, selon le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

Elle sera ensuite reportée à octobre 2013, puis à janvier 2014.

2 août. Un portique de collecte écotaxe est détruit par des manifestants bretons à Guiclan (Finistère).

22 octobre. L'écotaxe cristallise la colère des agriculteurs qui manifestent dans tout le pays.

26 octobre. Violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants bretons coiffés de bonnets rouges - symboles de la révolution antifiscale en Bretagne en 1675 - lors d'une manifestation contre le dernier portique écotaxe du Finistère, à Pont-de-Buis.

29 octobre. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, annonce la suspension de l'écotaxe, sans parvenir à calmer la colère des « Bonnets rouges " qui seront encore 15.000 à 30.000 à manifester à Quimper le 2 novembre.

5 novembre. Le gouvernement dit qu'il souhaite renégocier le contrat signé par son prédécesseur avec la société Ecomouv', qui doit toucher 250 millions d'euros par an sur l'écotaxe.

14 mai 2014. La mission parlementaire remet son rapport et propose des aménagements.