Hier je faisais un point sur la violence sans imaginer bien sûr que quelques heures après, on la prendrait en pleine figure.

Sans chercher bien loin, je devine qu’une partie des gilets jaunes vont dire : voilà encore un coup de Macron, quand d’autres vont dire que ce criminel est à sa façon un gilet jaune car il veut détruire un système pourri.

Or je l'écris depuis des années, cette affaire n’est pas franco-française : les plus gros attentats islamistes se déroulent dans les pays musulmans. Ce combat ne vit pas au rythme de l’actualité locale. Oui, mais ce jeune est un Français, va-t-on me répondre. En effet l’idéologie qui habille les truands en question n’a pas de nationalité, idéologie qui parfois fait plus qu’habiller, car elle peut justifier, conseiller, guider en ayant pignon sur rue, sur quelques plateaux télés !

Je n’écris pas «truands» pour réduire le geste à celui d’un simple délinquant car comme le «crime organisé» au Mexique, la Mafia en Sicile et d’autres ailleurs, il veulent s’inscrire dans une révolte afin de gagner des galons.

Et si l’agenda d’hier interfère avec celui des gilets jaunes n’oublions pas que les attentats ne servirent en rien à sauver François Hollande. Oui, pendant quelques jours il s’est placé à la tête d’une union nationale mais qui dès le départ était sans lendemain.

Pour que Macron ne gagne rien avec cette affaire il appartient aux gilets jaunes de ne pas tomber dans les deux panneaux évoqués au départ qui pourraient creuser un fossé entre les occupants des ronds-points et les sympathisants, les occupants ne voulant pas se faire voler leur révolution et les symparthisants sensibles au choc reçu.

Un truand islamiste cherche son propre intérêt : déstabiliser un pays au nom d’une idéologie antipopulaire car elle vise à soumettre plus ou moins, chacun à la dictature d’un dieu fossilisé.

Macron va tenter de l’utiliser à son profit en divisant les gilets jaunes, et ça c’est son affaire.

Les gilets jaunes qui vont être écartés des médias (ce qui, au stade actuel, n’est pas un mal en soi, vu les manœuvres des dits médias pour inventer des leaders) me semblent avoir surtout besoin de leur unité, leur pacifisme, leur organisation horizontale pour ainsi conserver leur mobilisation, sans interférer avec les événements de Strasbourg.

Une observation que j’écris au titre de simple observateur. J-P Damaggio