Avec les gilets jaunes il y a le court terme et le long terme.

Le court terme c’est de faire reculer Macron le plus possible.

Le long terme c’est de s’organiser et déjà des éléments proposent la création d’un parti politique des gilets jaunes pour les élections européennes.

Cette proposition va à l’encontre de l’histoire des gilets jaunes dont la diversité fait qu’ils ne peuvent se retrouver dans un même parti sur une même ligne politique.

Mais faute de mieux, et les médias s’y activent, ça sera peut-être la suite.

Je plaide pour une organisation transversale qui soit un contre-pouvoir ou un contrôle des pouvoirs.

Une organisation basée sur le territoire et capable d’unir indépendamment des orientations politiques de chacun, indépendamment des statuts professionnels de chacun etc.

Au bout d’un moment la peur d’élire des représentants va conduire des personnes à s’autoproclamer les héritiers du mouvement.

Je comprends la crainte du leader à partir du moment où il agit sans contrôle ! Une association contre-pouvoir c’est aussi contre le pouvoir de la dite association, mais pas contre son organisation !

Une association où le retraité et l’actif sont ensemble, où la femme et l’homme sont à égalité où la diversité est assumée.

Et une association territoriale opposée aux syndicats des retraités qui sont à côté des syndicats d’actifs pour prendre un exemple. Elle peut être départementale sans pouvoirs nationaux sauf une coordination pour l’information.

Pour le moment, je ne le cache pas, les décisions sont prises en petit comité et une grande masse de gens s’y rallient faute d’autre chose. Pour la dernière manif à Montauban, la marche jusqu’au rond-point d’Aussonne a enregistré des critiques car elle a évité le passage devant la préfecture ce qui à moi ne me dérangeait pas. En même temps il est impossible de se mettre à cinquante autour d’une table pour décider d’un parcours de manifestation qui en plus n’est pas déclaré.

 

Depuis 120 ans le syndicalisme a joué ce rôle de contre-pouvoir mais petit à petit il est devenu un maillon du pouvoir ! D’abord par les moyens financiers considérables attribués par les pouvoirs qui sont devenus la bouée de sauvetage.

 

Des gilets jaunes organisés pourraient devenir une force par seulement par l’exploit des moments forts mais au quotidien. Il existe une lutte popularisée pour la défense de la maternité du Blanc. J’entends un gilet jaune qui s’en fait le relais à la télé, j’en suis heureux, sauf qu’il n’a aucune présence locale, et se sers de cette lutte pour la promotion de ses propres intérêts (avec l’aide des médias) à savoir la constitution des gilets jaunes en parti politique.

Ce n’est pas le seul exemple où des gilets jaunes oublient de jouer collectif et ça ne tient pas au fait… qu’il y a des représentants, mais c’est le contraire. Donc une organisation pourrait à un moment se mobiliser pour une maternité, à un autre moment pour une école etc.

 

Il y a vingt ans pour désigner le pays c’est le mot d’espace qui a été mis à l’honneur par la technocratie ambiante et parce que par définition un espace est vide je lui préféré le mot territoire. Mais voilà que la même technocratie s’en est emparée. Disons alors simplement une organisation départementale. Mais peut-être ai-je tout faux. J-P Damaggio