Jacmelina - L'amor de lonh (Jaufré Rudel)

cette vidéo n'a rien à voir avec l'article, je la croise par hasard et la chanson m'a tant marqué...

Surprise, le journal Regards qui avec Roger Martelli avait été très critique vis-à-vis des gilets jaunes vient d’aller, avec sa télé, à la rencontre de Jean-François Barnaba relayant ainsi le propos d’une des figures prônant la création d’une liste « gilets jaunes » aux Européennes.

Les gilets jaunes sont forts car ils rassemblent au-delà de tous les courants politiques. Le réduire à un parti politique est une des catastrophes qui guette le mouvement. La pouvoir divise, le contre-pouvoir unifie.

Les gilets jaunes qui seront de tel ou tel courant ne pourront se reconnaître dans ce parti. Inversement en se constituant en contre-pouvoir ou en contrôle du pouvoir ils peuvent garder leur unité et donc leur force. Oui mais voilà c’est une petite ambition par rapport à la grande conduisant à l’Elysée !

Il y a peut-être l’idée de faire comme le M5S italien qui a fini par accéder au pouvoir mais ça ne change rien au problème. Nos démocraties ont besoin d’une nouvelle force comme en 1793 avec la création des comités de surveillance (j'y fais plus confiance qu'à un référendum utile mais si partiel). C’est dans ce type d’organisations que le peuple pourra faire bouger la classe politique dans sa diversité y compris ceux qui éventuellement auront volés l’étiquette «gilets jaunes ». En effet cette liste sera-t-elle plutôt écolo ou anti-écolo, pro-capitaliste ou anticapitaliste, et sa politique en matière d’immigration etc…

La course au pouvoir divise inévitablement et divisera de plus en plus.

Que ceux qui veulent participer à cette course le fasse, c’est important, mais que ceux qui veulent en assurer la surveillance puisse aussi y contribuer (d'où les modifications institutionnelles nécessaires pour établir les règles). Ce contre-pouvoir était pour une part le rôle des syndicats mais les pouvoirs politiques sont malins, ils les ont globalement neutralisés et je renvoi à ce sujet aux résultats… aux élections syndicales. Un contre-pouvoir n’a pas à se lancer dans une course à la représentativité par le vote car c’est l’assurance… d’une division !

Un contre-pouvoir existe par lui-même mais faut-il encore qu’il ait cette marque unificatrice qui a été créé par «le gilet jaune». J-P Damaggio