La_lettre_de_Macron

 

'Ils_ne_sont_pas_polis_[

(dessin de 1830 : ils ne sont pas polis du tout !!!)

Sur ce blog les références à Macron sont rares. Mais là je fais un effort car le moment est historique.

 1 ) «La France n’est pas un pays comme les autres.»

Macron veut prendre de la hauteur après être descendu bien bas en réduisant les Français à des Gaulois. Il s’envole : « C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires. » Si c’est vrai, ce n’est pas grâce à Macron qui œuvre depuis 2012 !

2 ) « certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. » En colère mais il oublie dans sa liste la colère contre les injustices comme les cadeaux aux riches.

3 ) La violence en repoussoir : la sienne n’existe pas.

4 ) « C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.» Une façon de rappeler qu’il reprend la main, qu’il reprend l’initiative, qu’il est aux commandes.

5 ) Macron repeint ensuite sa politique aux plus belles couleurs… et on se demande bien pourquoi il y a une révolte en cours. Mais bon, pas de questions interdites…

6 ) « Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. » Le mot dividende n’existe pas dans la lettre ! Ni le mot capital donc pas question de taxer le capital ! Mais pour la première fois les impôts sont célébrés alors qu’on entend depuis longtemps : il faut baisser les impôts. Sauf qu’il y a toujours confusion entre les impôts directs (plus justes) et les impôts indirects (les moins justes).

En fait l’opération insidieuse vise à diviser ceux qui paient l’impôt et ceux qui en «profitent» car dès le début l’idée est de diviser pour régner. Si on baisse l’impôt alors on baisse la dépense publique comme si toute la dépense publique allait au service des gens…

7 ) «Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques.» Une batterie de questions là aussi contradictoires.

8) «La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir.» Nouvelle batterie de questions. Dans tout débat il est vital d’analyser d’abord les causes de la situation car c’est sur les causes que nous ne sommes pas d’accord mais ce point est contourné.

9) Je passe de suite à la conclusion tellement le baratin est sans intérêt : «Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence. C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions. Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.»

Il n’y a le mot référendum que pour dire que ce débat n’est pas un référendum ! Bien sûr, ça va de soi ! Faut-il mettre de la chair dans le vide de ce bavardage ? A suivre. J-P Damaggio