Voilà le retour de la «grande gauche» celle, impuissante depuis des lustres qui veut faire céder Macron ! J’y retrouve même Paul Ariès qui a manifesté un soutien si peu actif en faveur des gilets jaunes, position que j’ai découvert en lisant sa revue le 4 janvier ! Un appel de plus camarades, quand depuis des lustres les appels ont été sans conséquences !

Voyez l’écart : un homme seul lance un appel à manifester le 17 novembre et bouscule le pays. Une tonne d’organisations lancent un appel comme un chant du cygne ! Sentez-vous le ridicule ?

Mais voyons le contenu : Commercy est à l’honneur et pourquoi pas. J’ai relayé un premier appel dès le 9 décembre mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Une eau qui rend nul et non avenu votre appel même si 2 millions de personnes le signent.

Et la date du 5 février ? Mais camarades ce fut un enterrement ! Je pensais que le samedi suivant dans les manifs gilets jaunes la participation serait multipliée par deux et elle a été divisée par deux ! J’ai découvert la plus grande grève générale a avoir été si peu générale ! La révolte des gilets ce fut contre ces mots si creux, si vides et sans lendemain.

J’apprends même, en conclusion, qu’Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées ! Facile à décréter, difficile à démontrer ! Je me retiens de rire et j’imagine les tractations qu’il a fallu réaliser pour arriver à un tel texte commun. J-P Damaggio

P.S. J'ai cru dans un premier temps que cet appel était du 15 février. En fait il est paru juste avant le 5 février et depuisje ne sais combien de signatures rassemblées.

 

Appel unitaire : Macron doit céder devant les gilets jaunes et le mouvement social

 "Ce n’est pas en menottant ou en éborgnant les Gilets jaunes et ses porte-voix qu’il étouffera la contestation. Le vrai débat populaire s’exprime dans les quartiers, les ronds-points, les assemblées communes, les entreprises. Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées. Il doit faire droit aux revendications sociales et populaires !"

La France est bouleversée depuis 11 semaines par une révolte citoyenne et sociale sans précédent depuis Mai 68.

Depuis 11 semaines, malgré les caricatures et le mépris, les Gilets Jaunes exigent des mesures simples et immédiates et plus que légitimes de démocratie et de justice fiscale, sociale et environnementale.

Simples et immédiates, parce que l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant aurait pu être compensée quasi immédiatement par le rétablissement de l’ISF. Parce que la remise en cause du CICE pourrait financer une augmentation immédiate du SMIC.

Plus que légitimes, parce que dans un pays devenu un paradis pour les millionnaires, la répartition des richesses est une urgence absolue pour en finir avec l’indécence de cette situation.

Le dimanche 27 janvier à Commercy, une assemblée de groupes gilets jaunes venant de toute la France a lancé un appel contenant des revendications sociales et écologiques fortes (augmentation immédiate des salaires, minimas sociaux, allocations et pensions, droit au logement, à la santé, à l’éducation, services publics gratuits et pour tous, éradication de la misère sous toutes ses formes, égalité et prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité, transition écologique…) ainsi que de grandes exigences démocratiques.

Pour la première fois depuis le début de la mobilisation, les Gilets Jaunes ont décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019.

Nous voyons dans cette convergence une possibilité de victoire sociale majeure, en permettant un mouvement d’ensemble durable et reconductible incluant l’ensemble des salarié-es, la population des quartiers populaires et la jeunesse. Nous souhaitons que la grève et les manifestations soient les plus massives possible afin de faire aboutir ces revendications légitimes. C’est pourquoi nous apportons tout notre soutien à cette date.

Nous condamnons les tentatives de l’extrême droite de s’approprier ce mouvement et de l’utiliser pour promouvoir la haine des immigré-es, l’antisémitisme, le racisme, le sexisme et l’homophobie.

Au lieu d’écouter, le pouvoir se recroqueville sur son appareil répressif et sur un simulacre de débat. Il prépare même une loi qui restreint la liberté de manifestation. Nous nous y opposerons ! Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne la logique de criminalisation du mouvement social et populaire. Un président qui ordonne ou couvre de telles violences sur ses compatriotes perd sa légitimité de représentation du peuple. Nous ne nous habituerons jamais à ces visages cassés, aux centaines de blessures et mutilations et à ces dizaines de décès que le gouvernement s’échine à minimiser ou nier.

Ce n’est pas dans la dérive autoritaire que se trouve la sortie de crise. Ce n’est pas en menottant ou en éborgnant les Gilets jaunes et ses porte-voix qu’il étouffera la contestation. Le vrai débat populaire s’exprime dans les quartiers, les ronds-points, les assemblées communes, les entreprises. Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées. Il doit faire droit aux revendications sociales et populaires !

Signataires :

Alternative Libertaire ; Diem25 ; Ensemble ; Gauche Démocratique et Sociale (GDS) ; Génération.s ; Groupe parlementaire FI ; Mouvement Ecolo ; Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ; Parti de Gauche (PG) ; Parti Ouvrier Indépendant (POI).

Paul Ariés, politiste, directeur de l’Observatoire international de la Gratuité Judith Bernard, metteure en scène, enseignante, directrice de publication de Hors-Série ;Thomas Coutrot, économiste : Christine Delphy, sociologue, militante féministe ;Laurence De Cock, historienne ; Annie Ernaux, écrivaine ; Robert Guédiguian, réalisateur ; Aude Lancelin, journaliste ; Mathilde Larrère, historienne ; Gérard Noiriel, historien ; Willy Pelletier, sociologue ;Michèle Riot Sarcey, historienne ; Raphaël Schneider, réalisateur, co-fondateur de Hors-Série. ; Julien Théry, historien

Attac ; Le collectif "Les enseignants et chercheurs solidaires avec le mouvement des gilets jaunes" ; Collectif national pour les droits des Femmes (CNDF) ; Collectif la vérité pour ADAMA ; Fondation Copernic ; Union Départementale CGT 75 ; Sud PTT ; Solidaires