wolinski

Les lecteurs ont sans doute oublié le nom de Thierry Leapon.

Il vient d’être mis au chômage dans le plus grand silence.

Le 4 février dernier le gouvernement a décidé de fermer la délégation interministérielle à la langue française pour la cohésion sociale qui était rattachée à Matignon. En 2017, l’ancien patron de la CGT, Thierry Lepaon avait été nommé délégué interministériel à la langue française, chargé notamment de lutter contre l’illettrisme. Le 14 avril 2016, Le Canard enchaîné avait annoncé que Thierry Lepaon allait être nommé à la présidence de la diyte agence par le gouvernement Manuel Valls, cette agence, présidée bénévolement depuis l'an 2000 par Marie-Thérèse Geffroy, devant être refondue pour l'occasion et renommée « Agence de la langue française », afin que son président puisse être rémunéré. Le 6 juin 2016, le premier ministre, Manuel Valls, le charge de «préfigurer» cette agence. Final, par décret du 16 février 2017, Thierry Le Paon est nommé délégué interministériel à la langue française pour la cohésion sociale. Avec quel salaire ?

 Thierry Lepaon était le secrétaire nationale de la CGT avant Philippe Martinez. Il a fait réaliser des travaux d’aménagement dans son appartement de fonction, facturés plus de 100 000 € au syndicat, mais il ne le savait pas, son bureau a été rénové pour un montant de 62 000 € environ, en début d'année 2014, et avant d'accéder au poste de secrétaire général de la CGT en 2013, Thierry Lepaon a perçu 100 830 € d'indemnité de départ de la CGT Basse-Normandie qui l'employait, alors qu'il ne quittait pas la CGT.

Le 6 janvier 2015, il remet son mandat au Comité confédéral national, le « parlement » de la CGT ; le lendemain il démissionne. Le 14 avril 2015, une enquête interne de la CGT le blanchit, considérant que les travaux «ont été réalisés en dehors de la responsabilité du secrétaire général ». En 2016, il est toujours salarié de la CGT (4 200 € nets par mois), logé par elle (2 000 € nets par mois) et a coûté plus de 150 000 € à la centrale syndicale, depuis sa démission de janvier 2015.

C’est donc Valls qui lui trouve un point de chute à sa dimension.

C’est donc Macron qui lui coupe l’herbe sous les pieds.

Qui va l’embaucher à présent ? Avec son passé de syndicaliste il va avoir du mal… J-P Damaggio

P.S. : Je sais ce n'est pas à moi à rappeler ces faits que tout bon syndicaliste se doit d'oublier or si  je le fais c'est justement parce qu'ils permettent de réfléchir !