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J’ai déjà évoqué la question de la Place lalaque au sujet d’une horloge. Je reprends ici une information dont malheureusement je n'ai pas trouvé la source. JP Damaggio

 Depuis la construction du Pont-Vieux, existait en ce lieu une grande excavation fréquemment remplie d'eau que l'on appelait jusqu'au XVIIe siècle « la mare de Gasseras», ou la « laque » : le faubourg de Villebourbon disposait ici d'un grand « communal » où se tenait la foire Saint-Jacques et où furent installées des tuileries et briqueteries, sur les lieux mêmes d'extraction de la terre. Au début du XIVe siècle, lors de la mise en chantier du Pont-Vieux, les consuls y achetèrent un vaste terrain appelé « Communal des Tuileries de la Ville », sur les anciens cadastres, afin d'extraire l'argile destinée à la fabrication des énormes quantités de briques nécessaires à la construction. C'est aujourd'hui la place Lalaque. Elle doit son nom aux excavations remplies d'eau (les « laques ») d'où était tirée la terre. Les tuileries abandonnées, la mare demeura. Un texte daté du 6 fructidor an VI évoque « la nouvelle rue des cy-devant Augustins conduisant à la mare du faubourg Gasseras ».

Un drainage amenant les eaux vers le Tarn permit d'assécher la carrière qui fut comblée entre 1787 et 1789 par la main d'œuvre employée aux Ateliers de charité, mais l'ultime assainissement n'interviendra qu'en 1827.

S'étendant entre l'avenue de Mayenne et l'avenue Aristide- Briand, la place Lalaque est devenue le centre de la « ville basse », avec un marché important qui se tient le mercredi. L'ancienne halle, construite après les inondations de 1930, un temps gare routière, a été classée à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.