Le dictateur chilien Augusto Pinochet a été au pouvoir de 1973 à 1990. En 1988 il perd le référendum qu’il avait organisé suivant les règles de sa constitution et, acceptant le verdict des urnes il prépare la suite.

Le 14 décembre 1989, les électeurs chiliens élisent un nouveau président de la République et un Parlement composé de 120 députés et de 83 sénateurs. Le démocrate-chrétien Patricio Aylwin, candidat de la Concertation pour la démocratie, est élu dès le premier tour avec 57 % des voix. Il bat une droite divisée entre le candidat de centre-droit Francisco Javier Errazuriz Talavera et le candidat pro-Pinochet Hernán Büchi (1/3 des suffrages). Au Parlement, la coalition démocratique l'emporte également (36 % pour la démocratie-chrétienne et le centre-gauche, 24 % pour la gauche), et la démocratie-chrétienne devient la première formation politique du pays. Patricio Aylwin entre en fonction le 11 mars 1990.

Voilà un bel exemple où on constate qu’un référendum s’apparente plus à un mouvement social (il a fait l’objet d’un beau film NO) car il unit les opposants, tandis qu’une élection avec des partis divise et donne des résultats différents. Pinochet une fois battu, la gauche pensait l’emporter et ce fut la déception. En témoigne l’article ci-dessous de Politis qui peut aider à réfléchir au rapport référendum/élection. J-P Damaggio

Politis_1er_février_1990