En 2018 les élections législatives italiennes ont produit un résultat marquant : la victoire du Mouvement 5 Etoiles (M5S). Mais pas assez pour qu’il puisse gouverner seul. Il a alors accepté de s’allier avec la Ligue qui avait deux fois moins de voix, la Ligue qui, ce faisant, a accepté de rompre temporairement son alliance avec la droite. Le talon d’Achille du M5S est apparu clairement : il est sans alliés.

Inversement la Ligue pouvait au gouvernement s’allier avec le M5S et localement conserver ses alliances à droite. Une double position qui ne lui porte pas problème vis-à-vis de son électorat car elle permet à la Ligue de gagner. Car le deuxième talon d’Achille du M5S, lié au premier, c’est son incapacité à s’implanter localement. Qui profite de l’effondrement du M5S ?

Au premier abord, le gagnant s’appelle la Ligue, mais la Ligue permet surtout de mettre sur la touche l’autre courant de droite Forza Italia.

Si le PD n’est pas le grand gagnant, il n’est pas non plus le perdant.

En effet, dans tous les cas la Ligue n’est majoritaire nationalement qu’avec l’alliance du M5S or cette alliance peut changer si le M5S se tourne vers le PD.

Il se trouve que le PD vient de changer sa direction, une direction nouvelle qui n’a eu aucun mot contre le M5S, contrairement aux dirigeants précédents. Cependant elle est favorable au projet de LGV Turin-Lyon au cœur du combt du M5S. La nette victoire de Nicola Zingaretti (70% avec 1,8 millions d’électeurs alors que les dirigeants du parti en attendaient au mieux 1 million) dans une élection primaire qui existe depuis longtemps pour le PD (elle a opposé au gagnant un défenseur de Renzi, Roberto Giachetti et le sortant Maurizio Martina) annonce un tournant à gauche de ce parti et une direction politique solide.

 L’extrême-gauche de la Refondation communiste reste à 0,6%.

On lit mal les résultats ci-dessous qui sont là surtout pour montrer la multiplicté des partis et donc le besoin d'alliances. En tant que parti seul, on a la Ligue avec 11,4%, le PD avec 13,5% et le M5S avec 10%.

Avec 47,8% c'est la droite et avec 32,9% c'est la gauche. J-P Damaggio

résultats sardes

la gauche sarde

droite sarde