papaye

Ma première rencontre avec le papayer est ancienne et m’a marqué tellement cet arbre et son fruit sont étranges. Encore une fois c’est du sud du Mexique que cette culture s’est propagée à travers les zones tropicales humides et quand on sait que l’arbre produit toute l’année on comprend l’intérêt de sa présence même dans un jardin familial.

L’arbre

Sa durée de vie est courte, de trois à cinq ans, mais il produit en permanence dès la première année de plantation. Les feuilles rassemblées au sommet du tronc ressemblent à celles du figuier et sont portées par un long pétiole de 40-60 (-100) cm. Les fleurs mâles portent une corolle blanchâtre à tube de 10-25 mm et des lobes étroits, étalés, blanc crème, ainsi que 10 étamines, 5 longues et 5 courtes. Les fleurs femelles possèdent 5 pétales presque libres de 5 cm, contournés, étroits, tôt caduques et un pistil jaune pâle de 2-3 cm. La floraison se poursuit toute l'année.

 Le fruit

La papaye, est une baie énorme par rapport à la fragilité de l’arbre. Sa pulpe est orangée et ses graines noirâtres. Ils apparaissent directement sur le tronc.

 Utilisations

Le papayer a des usages alimentaires et médicinaux. Les fibres des tiges et de l'écorce peuvent aussi être utilisées pour la fabrication de cordes. Elle se mange au naturel avec un filet de citron mais aussi en confiture mais pour bien la réussir il faut choisir des papayer à moitié mûres mijotant avec une gousse de vanille. A Maurice il existe les papayes tapées qui est une spécialité chinoise mais n’est pas préparée, surtout au nouvel an, avec des papayes.

 Très prisée des Mauriciens, la papaye a des vertus nutritives et médicinales insoupçonnées. Elle est une excellente source de nutriments antioxydants, de vitamines et de minéraux, et de fibre alimentaire. Consommée mûre ou verte, on l’adapte à toutes les sauces.

En régions urbaines, les plants de papayers se font de plus en plus rares, mais dans les villages et régions côtières, c’est une autre histoire. C’est en été dans un climat chaud et humide qu’il se plaît le plus, mais la papaye est disponible tout au long de l’année. Son nom scientifique est Carica papaya, de la famille caricaceae. Le fruit est très fragile et demande beaucoup de soins et d’attention. Cueilli très précocement, il se fripe et manque de saveurs et de parfum. Mûre, la papaye se conserve difficilement et se détériore facilement. Voilà pourquoi ce sont surtout celles du jardin familial qui se consomment.

La papaye est une excellente source de vitamines C et E ainsi que de bêta-carotène, trois antioxydants très puissants. Ce fruit contient aussi beaucoup de potassium et de vitamine A. Consommé en jus ou sous forme de milk-shake, c’est un fruit très peu calorique, idéal quand on surveille sa ligne. Connue comme le “fruit des Anges”, la papaye est riche en papaïne, une enzyme qui contribue à la digestion des protéines et qui a un pouvoir anticellulite.

 Visage : Ce fruit est miraculeux pour la peau. En frottant sa pulpe blanche crue sur les boutons, elle aide à combattre l’acné et atténue les rides, tout en apportant un bel éclat au visage.

 Comme pour tous les fruits les attaques sont multiples et en 2013 une invasion massive de cochenilles a compromis dangereusement la récolte de papaye à Maurice. Voici une présentation du fléau :

"« Il n’y a pratiquement plus de papaye sur le marché » à cause de ces insectes, qui résistent même s’ils sont pulvérisés avec toute sorte de pesticide, selon une cultivatrice de fruits à Trou aux-Biches. « C’est la première fois que je vois cela en dix ans », dit-elle. D’après cette femme, les cochenilles seraient très voraces et n’épargnent rien dans les champs et ils dévorent même les piments. J’ai cru que « j’allais tout perdre » avant d’abattre et d’arracher toutes les plantes infectées, raconte-t-elle.

Les planteurs mauriciens assistent impuissants aux ravages laissés par les cochenilles sur leur passage. « Il y a déjà une maladie qui donne des taches noires aux piments avant qu’ils pourrissent, maintenant il y a ces pucerons blancs qui envahissent nos champs. C’en est trop », affirme l’un d’eux, estimant que cette invasion risque de compromettre la saison des papayes sur l’île.

 Le ministère de l’Agro-industrie a confirmé que les papayers sont actuellement en danger face à l’attaque des cochenilles. « Nous avons noté que les papayes commerciales sont plus vulnérables, alors que celle dites ‘sauvages’ sont plus résistantes à l’attaque de cochenilles. Il est recommandé de ne pas asperger les plantes de pesticides pour que les prédateurs naturels de ces cochenilles se développent », recommande-t-on à l’endroit des paysans locaux.

 Face à ce fléau, les autorités mauriciennes ont demandé de l’aide à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis le mois dernier. Une demande similaire a également été adressée au gouvernement français, la semaine dernière, afin de « (…) faire parvenir des prédateurs naturels pour éliminer les cochenilles. Ceux-ci sont utilisés à la Réunion », explique L’Express de Maurice.

 Découverte pour la première fois à la Réunion en 2010, l’une de ces deux espèces de cochenilles a fait son apparition à Maurice en janvier dernier, tandis que l’autre espèce est originaire de l’Afrique."