astruc et le budget

Il est très rare qu'Astruc et son groupe répondent aux balivernes des Radicaux. Mais en effet, là c'était trop! Je reprends donc le communiqué qu'ils ont publié sur Ie Petit journal qui me semble instructif et je remercie donc les Radicaux pour leur action qui permet ainsi d'obtenir les précisions ci-dessous, Mme Barèges étant elle aussi épinglée. Mais pourquoi les Radicaux se sont donnés le bâton pour se faire battre? Car ils sont sûrs que l'article publié sur La Dépêche est cent fois plus fort que la réponse publiée sur le Petit Journal !  Pendant ce temps, les questions importantes sont oubliées. J-P Damaggio

 

Communiqué de « Mobilisés pour le Tarn-et-Garonne », majorité départementale :

«Radicaux, illusionnistes, contorsionnistes... Un vrai cirque !»

 "Depuis qu'elle a pris les commande du Conseil départemental en 2015, la majorité départementale «mobilisés pour le Tarn-et-Garonne» soutenant le Président Astruc, a tenu à ne pas augmenter les taux d'impôts départementaux. Cet engagement est depuis lors respecté. Dans le contexte budgétaire actuel, ce choix n'a rien d'évident. En effet, les ressources de l'ensemble des collectivités sont fortement contraintes par les baisses massives de dotations opérées par l'État entre 2014 et 2017, ce qui a conduit nombre de départements à revaloriser significativement les impôts au cours de la période. Quant au Département de Tarn-et-Garonne, il doit en plus s'acquitter de charges financières considérables, conséquence de la dette importante héritée du passé...

Malgré cet effort, sans précédent en Tarn-et-Garonne, nous avons assisté mercredi, lors de la séance plénière du conseil départemental consacrée à l'examen du budget primitif, à une (mise en) scène originale et inattendue. Le groupe des Radicaux et apparentés, présidé par Marie-Claude Nègre et fidèle à l'ancien président Jean-Michel Baylet, avait déposé un amendement concernant le montant du taux d'imposition de la taxe sur le foncier bâti, proposant de le faire passer de 28,93 % à 28 %.

Cette baisse de taux aurait eu pour conséquence de diminuer les recettes du Département de près de 2 millions. Bien sûr, dans leur (mauvais) esprit, cette réduction de l'impôt n'avait absolument aucune visée électoraliste. Bien sûr...

Mais là où cette proposition devient originale c'est lorsqu'on se souvient de ce qui se passait lorsque les Radicaux étaient au pouvoir dans ce département, il n'y a pas si longtemps. Garde-t-on en mémoire une quelconque baisse d'impôt lors de cette époque ? Malheureusement non, et pour cause, puisqu'entre 1985, première année de présidence de Jean-Michel Baylet, et 2013, tous les ans, systématiquement, le taux de la taxe foncière a augmenté. Entre 1985 et 2010, il a subi une augmentation vertigineuse de 144 %, alors que dans le même temps, dans les autres départements français, en moyenne, l'augmentation n'était que de 59 %. Que n'ont-ils pensé, à ce moment-là, à réduire au moins... l'augmentation du taux ?

Et toute cette affaire devient encore plus originale, voire même surréaliste, lorsque tous ces apôtres, récemment convertis, de la baisse du taux départemental pratiquent dans le même temps des augmentations très sensibles dans leurs propres communes ou communautés de communes. C'est le cas de Marie-Claude Nègre qui, depuis 2014, dans le mandat actuel, a augmenté de 4,7 % le taux sur la taxe d'habitation et sur le foncier bâti à Campsas, et de 21 % ceux de la taxe d'habitation et du foncier bâti dans sa communauté de communes. Même chose à Valence d'Agen, où est élue Mme Le Corre, où la taxe d'habitation a bondi de 26,6 % depuis 2014 et où la taxe sur le foncier bâti a augmenté dans le même temps de 5,95 %. Et dans la Communauté de Communes des Deux Rives, présidée par Jean-Michel Baylet, c'est la taxe sur le foncier bâti qui a augmenté de 11 % depuis 2014. Alors, soit les Radicaux ont vraiment un double visage en fonction des lieux et des positions qu'ils occupent, soit ils pratiquent encore et toujours la politique du «faites ce que je dis mais pas ce que je fais ». Et en séance, pour ajouter à la bizarrerie de la situation, on a vu la Présidente des Républicains du Tarn-et-Garonne, Brigitte Barèges en personne, venir au secours des Radicaux et de leur proposition d'amendement. Bien mal lui en a pris puisque le Président Astruc n'a pas hésité à la renvoyer dans ses cordes en lui rappe¬ant que, sur le mandat actuel, les Montalbanais ont vu, en moyenne, le montant de leur taxe d'habitation augmenter de 24 %, sous l'effet combiné des hausses de taux et de la suppression de l'abattement général à la base, tandis que le taux de taxe foncière se renchérissait de 6 %.

Chers collègues de l'opposition, vous avez appelé à un «geste supplémentaire» pour le pouvoir d'achat des Tarn-et-Garonnais. En voici un que vous pourriez consentir dans vos collectivités respectives : cessez donc d'augmenter les impôts !"