#RDLS91 - SPÉCIALE RÉVOLUTION(S) - Ft. FRANÇOIS RUFFIN (ET SA CUISINE)

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Ce face à face direct par l’intermédiaire de livres dont ils se font cadeau confirme l’existence de deux univers qui peuvent à la fois se compléter ou s’opposer. Le thème est l’histoire dont les deux hommes sont friands. Mais il ne s’agit pas de la même, tout en étant la même.

Sa vie durant Mélenchon a  été non seulement un homme politique mais un dirigeant politique. Bras droit du président du Conseil général de l’Essonne, sénateur, ministre, son histoire est toujours l’histoire vue d’en haut.

Pour Ruffin l’histoire est toujours vue d’en bas, c’est-à-dire de sa chère Picardie. Et bien sûr les deux se rencontrent mais le choix de la porte d’entrée conditionne le chemin.

Donc Ruffin offre (à la lecture seulement) un livre sur les jacqueries en Picardie. Je ne sais s’il a une connaissance globale des jacqueries mais il part d’en bas d’où ensuite l’histoire d’Etienne Marcel plus dans les tuyaux de Mélenchon qui d'ailleurs admet qu'à réfléchir à la révolution citoyenne il cherche à chaque moment la part citoyenne.

candar jaurès

Le tout pour en arriver à discuter sur les auteurs de la révolution française, les classes populaires des villes font la prise de la bataille, les classes populaires des paysans font la Grance Peur. Est-ce le même peuple ?

Mélenchon complète sur la présence des femmes quand la révolution bascule vraiment car elles vont chercher le roi à Versailles.

Le lien avec le présent est toujours sous-jacent. Hier on a ramené le roi vers Paris pour qu’il soit au contact du peuple et aujourd’hui Paris défend le système Macron. Donc Ruffin propose que l’Elysée soit hors de la gangue qui le protège, Paris. Par exemple au Puy-en-Velay.

Mélenchon rappelle qu’à Paris des membres de France insoumise s’activent mais c’est vrai les structures du capitalisme sont projetées sur le sol.

Pour Mélenchon, le peuple c’est la masse de ceux qui pour vivre ont besoin d’accéder aux services collectifs or plus on approche des services publics plus c’est cher.

Ruffin n’est pas du côté des Enragés de la Révoluition car en fait il n’est pas du côté de l’avant-garde et il parle du cas Babeuf qui ne devient pas Babeuf à partir d’une théorie mais à partir d’une découverte qu’il fait en travaillant : à étudier la propriété des seigneurs, il constate les vols réalisés à travers le temps.

 

homme du peuple

Mélenchon rappelle cette émission télé qui m’a aussi beaucoup marqué : la Caméra explore le temps.

 Puis vient le débat sur Robespierre-Jaurès. Je pense que là, les deux hommes se rencontrent car Jaurès est une synthèse ou comme il est dit de Robespierre, un balancier. Ne pas être trop devant ni trop derrière la marche du peuple.

 Mélenchon offre donc la bio de Jaurès par Candar. Et Ruffin indique sa passion pour le livre de Max gallo, le Grand Jaurès.

Mélenchon en profite alors pour une anecdote. Dans le livre de Max Gallo un chapitre évoque les conférences de Jaurès en Argentine, conférences dont le contenu est inconnu en France. Avec Raquel Garrido et Alain Corbières ils ont retrouvé les dites conférences qui, traduites, ont été publiées en France. Chavez découvrant ce livre décide à son tour de le traduire en espagnol mais en enlevant la préface de Mélenchon pour mettre la sienne.

 Un différent entre les deux hommes au sujet de Mirabeau.

 Et puis ce livre qui a tant marqué Ruffin, qu’en arrivant à l’Assemblée nationale il l’offre à ses nouveaux camarades du groupe France insoumise. Un homme du peuple sous la révolution, le cas Drouet.

 

semaine sainte

Et Ruffin termine comme il a commencé car pour un artiste il est important de boucler la boucle : il offre La Semaine sainte d’Aragon. Il en revient pour une part, à la Picardie. Mélenchon ne l’a pas lu. Pour finir il tient à célébrer le film «Je veux du soleil». « Ce n’est pas un documentaire, c’est une œuvre. Il y a du Molière en toi. Manier la farce et le sérieux. ».

J-P Damaggio

Le journal Fakir a toujours une partie histoire alimentée par Ruffin. 

Et d'ailleurs un dossier a été réalisé voici peu sur le cas Drouet (n°83). Je reprendrai l'article sur ce blog. Et aussi n°84-février 2018, avec une photo de Belmondo et la légende : "Comme Bellonde, Jean-Baptiste Drouet aimait s'envoyer en l'air".

Qaunt à La semaine sainte d'Aragabn, c'étgait,n quand j'étais gamin, le seul roman dans la maison. Je l'ai lu avec un peu de retard par anti-cléricalisme primaire mais c'est génial. Plus que La Picardie c'est Géricault au centre l'histoire