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Les autorités de Podemos se sont réunies et ont donné pouvoir à Pablo Iglesias pour entrer en négociation avec le PSOE afin de constituer un gouvernement.

Comme chacun sait l’Espagne est le pays de la proportionnelle et je ne vais pas vous faire le tableau des négociations de couloir qui sont engagées.

A Madrid Manuela Carmena est arrivée en tête mais avec le PSOE il lui manque un siège pour avoir la majorité, majorité qui revient à PP+Ciudadanos+Vox s’ils arrivent à se mettre d’accord d’ici le 15 juin ! Sinon la liste en tête donc Manuela Carmona, garde la mairie. Situation inversée par rapport à la dernière fois, quand Manuela Carmeba a occupé la deuxième place mais a pu s’unir avec le PSOE et Podemos. Cette fois vu les divisions interne à cette coalition Carlos Sánchez-Mato avec étiquette IU-MpM a souhaité une liste à part mais elle n’a pas fait le 5% nécessaire pour avoir des élus et donc avec 2,3% est rayé de la carte ce qui manque à Manuela pour gagner…

Si on regarde du côté de Barcelone Ada Colau est en deuxième place derrière ERC pour 4000 votes. Elle pourrait conserver la mairie avec le PS et des élus Ciudadanos ! Elle propose une municipalité totalement à gauche ERC-Comun-PS qu’elle pourrait diriger… au nom d’une politique sociale sans égal qu’elle est la mieux placé pour la continuer.

 Mais revenons à Podemos. Au moment où Sanchez, pour le PSOE, apporte au niveau européen tout son soutien à Macron, est-il utile, pour Podemos, de passer des heures à négocier une place au gouvernement ?

Il me semble que nous nous retrouvons dans le cas français de 1981, quand le PCF pour faire oublier son échec décida d’entrer dans un gouvernement (cependant plus stable) avec le PS et avec les conséquences que l’on sait.

Il y a donc deux tendances : ceux qui pensent qu’en allant au gouvernement Podemos va démontrer sa capacité à gérer et ceux qui pensent que Podemos doit tout mettre en œuvre pour éviter le risque de sa dissolution en reprenant pied dans la société.

Voici une opinion que je partage :

« La direction de Podemos aurait dû faire beaucoup de travail au niveau du sol avant de pouvoir proposer "de partir à l’assaut des cieux". Il fallait du temps pour assimiler les résultats électoraux obtenus à tous les niveaux de notre société, comprendre et faire comprendre que le tout, le parapluie [qui couvrait les diverses approches], ne peut être fort que si les partis, les confluences, sont avec lui. C'est ce qui se passe dans chaque organisation politiquement décentralisée. Les élections municipales et autonomes de 2015 et les élections générales de 2015 et 2016 se sont bien déroulées, mais le lien entre l'ensemble et les partis a été pris avec des épingles. On ne pouvait pas croire qu’une option politique aussi complexe était stabilisée. Ce n'était pas déjà un "parti gouvernemental". Il n’existait aucune condition pour que la société le reconnaisse comme tel. »

Non ce n’est pas la fête à Podemos même si face à l’échec les autorités ont seulement repeint la façade. J-P Damaggio

PS 1 : Résultats à Madrid

Partis

élus

voix

%exprimés

MÁS MADRID

19

503.990

30,94 %

PP

15

394.708

24,23 %

Cs

11

311.617

19,13 %

PSOE

8

223.582

13,72 %

VOX

4

124.252

7,63 %

IU-MpM

0

42.855

2,63 %

 

 

 

 

 

 

 

PS 2 le nouvel organigramme de Podemos (je ne traduis pas)

Secretaría General: Pablo Iglesias

Secretaría de Acción en el Congreso y Portavoz: Irene Montero

Portavoz del partido: Noelia Vera

Secretaría de Organización: Alberto Rodríguez (sustituye a Pablo Echenique)

Secretaría de Acción de Gobierno, Institucional y Programa: Pablo Echenique

Secretaría de Sociedad Civil y Movimiento Popular: Rafa Mayoral

Secretaría de Comunicación y Tecnologías de la Información: Juan Manuel del Olmo

Secretaría de Análisis Electoral y Discurso: Txema Guijarro

Secretaría de Participación y Círculos: Ana Marcello

Secretaría de Igualdad, Feminismos y LGTBI: Sofía Castañón

Secretaría de Internacional: Idoia Villanueva (sustituye a Pablo Bustinduy)

Secretaría de Coordinación Ejecutiva del CCE: Ione Belarra (sustituye a Idoia Villanueva)

Secretaría de memoria histórica: Miguel Urbán

Secretaría de Políticas contra la corrupción: Gloria Elizo

Secretaría de Plurinacionalidad y Diversidad Territorial: Meri Pita

Secretaría del Mundo Rural y España vaciada: Pablo Fernández

Secretaría de Políticas Sociales: Pilar Garrido

Secretaría de Economía: Nacho Álvarez