biscuits

C’est une évidence : beaucoup de Bretons sont partis pour l’île Maurice autour des années 1750. Certains pensent qu’ils ont même fortement influencé le créole local. A Mahébourg il existe un témoignage original du phénomène. Une petite entreprise fabrique des galettes bretonnes à partir d’un aliment local, le manioc !

Cette toute petite entreprise qui se visite en entier est fort instructive. D’abord sur l’ingéniosité humaine. Franchement il fallait avoir une forte nostalgie des galettes bretonnes pour chercher à adapter le manioc à leur fabrication ! Ensuite il fallait y réussir et l’entreprise ayant traversé les décennies, il est facile d’en déduire que le produit est comestible.

Comme tout est manuel l’entreprise témoigne du faible coût du travail humain.

La seule machine c’est pour nettoyer le manioc et ensuite pour le transformer en poudre.

La poudre mélangée avec les arômes est ensuite manuellement mise dans des moules, cuits sur des plaques dont le four est alimenté par des branchages divers puis l’emballage se fait lui aussi à la main.

Conditions de travail dans la chaleur : quelques ventilateurs tournent.

Il nous est arrivé de visiter une usine de chaussures et, machines ou pas, le répétitif des gestes est l’acte dominant.

Les employés peuvent tourner pour éviter une lassitude.

Autant dire qu’il s’agit là d’un produit parfaitement écolo sans avoir besoin de remplir le moindre cahier des charges. L’écologie d’avant l’industrialisation.

Le personnel est fortement féminin sauf pour la première partie visant à mettre le manioc en poudre.

La visite est bien organisée avec ou sans dégustation à la fin, et est un instrument de promotion du produit car les visiteurs semblent assez nombreux. J-P Damaggio