Les associations citoyennes

Commençons par Archipel qui se présente comme une association citoyenne mais il suffit de lire et on constate la fore présence d’EELV. Pierre Cohen, l’ancien maire qui a rejoint Génération.s pourrait en être une des figures. Mais le dirigeant des Verts a aussi des arguments.

Peut-être en réaction ou en anticipation il existe une autre association citoyenne qui s’appelle Toulouse 2031. Fortement soutenu par l’Université populaire de Toulouse, un cite internet sur lequel il m’est arrivé souvent d’intervenir au sujet de la LGV, on dira qu’elle rassemble plutôt la gauche dite alternative.

Le cas de Nadia Pellefigue est un peu différent et d’ailleurs son association citoyenne est un think tank, « une nouvelle énergie ». Vice-présidente à la région de Carole Delga elle est une socialiste bon teint mais se présente en dehors de son parti.

« Nadia Pellefigue : "C'est une candidature citoyenne au service des Toulousains. Je crois que le sujet ce n'est pas le logo mais le projet. Bien sûr que j'ai des convictions, elles sont connues, je suis socialiste mais aujourd'hui à l'évidence il faut dépasser les structures partisanes. »

Elle est partout. Elle s’est rendue à l’inauguration du local de campagne des Européennes de La France insoumise dans le quartier de la Patte-d’Oie tout comme elle a participé à un débat à la Fête du PCF. Du côté de La France insoumise, la présence de Nadia Pellefigue a été diversement appréciée. "Elle a suscité beaucoup d'irritation voire d'exaspération chez les militants", avance Jean-Christophe Sellin, conseiller régional LFI et qui à la Région est bien placé pour constater le type de gestion qu'elle soutient d'autant que Sellin se verrait bien en tête de liste !

 De son côté le PS hésite entre le sénateur de Haute-Garonne Claude Raynal, ancien maire de Tournefeuille soutenu par la fédération, Georges Méric le patron du Département, et le conseiller municipal d'opposition Romain Cujives.

 Mais pour quel projet ?

Manuel Bompard veut faire de Toulouse la première ville «écolo» de France, sortir du tout voiture, remodeler le projet de troisième ligne de métro en privilégiant RER et étoile ferroviaire, en s’engageant aussi à revenir à un service public de l’eau. Sans oublier la gratuité des cantines scolaires. Et bien sûr le référendum d’initiative locale avec possibilité de révoquer les élus. LFI est en discussion avec l'Archipel tout comme avec Toulouse 2031.

 Bref, combien de listes au premier tour contre Jean-Luc Moudenc : deux, trois ou quatre ? A suivre. JPD