Haïti Pignon Ernest

 

 

A la fin de l’expo d’Avignon nous découvrons le dernier travail d’Ernest Pignon Ernest à Haïti.

Au débat de la FNAC quelqu’un demande pourquoi Haïti et malicieux l’artiste répond que, très peu porté sur les langues, là-bas ils parlent français.

En fait, une fois de plus, il s’agit de références aux poètes.

Voici la plaque indicative :

A partir de l’image de Charlemagne Peralte (exécuté et cloué sur une porte par l’armée U.S. en 1919) ce parcours dans Port-au-Prince vise à rappeler l’œuvre et le destin de jacques Stephen ALEXIS.

Références au Loa Legba, esprit des portes et des passages et à l’œuvre de Lyonel TROUILLOT.

 

Lyonel Trouillot se trouve dans Face aux murs pour un court texte sur le rapport entre chacun et une multitude qui n’est pas l’addition de chacun, mais qui est chacun aussi.

 Quant à jacques Stephen ALEXIS personne ne s’étonnera s’il s’agit d’un poète qui a gravité dans la mouvance communiste, communiste lui-même et qui est mort assassiné.

 L’histoire d’Haïti semble une histoire toujours recommencée depuis qu’une révolte d’esclaves a permis son indépendance, comme si ce coup d’audace devait être payé au prix fort à chaque tournant de l’histoire.

 Avec Duvalier d’un côté et Trujillo de l’autre on se demande comment cette île a pu devenir aussi emblématique avec aujourd’hui un petit plus de Saint Domingue sur Haïti. J-P Damaggio