Ursula von der Leyen

Finalement, la future présidente de la Commission se nomme Ursula von der Leyen. Approuvée par les chefs d'Etat et de gouvernement le 2 juillet, le nom de la ministre conservatrice allemande est arrivé très tardivement dans les discussions. Elle a finalement été élue par une très courte majorité d'eurodéputés (9 voix). Or au début de l'année 2018, les députés européens avaient prévenu qu'ils rejetteraient toute personnalité proposée par le Conseil européen qui n'aurait pas été cheffe de file pour les élections européennes. De fait, leurs successeurs dans le nouvel hémicycle n'ont pas souhaité mettre cette menace à exécution.

Jean Quatremer sur Libération indique : « Allez comprendre. Au final, un tiers des socialistes, les écologistes et la gauche radicale ont joint leurs voix à une partie des europhobes, des eurosceptiques et de l’extrême droite. Ce qui ne forme clairement pas une majorité alternative. »

Parce qu'il s'agissait de trouver une alternative ? Quatremer soutiendra toujours les puissants...

En fait il est difficile de savoir qui a voté quoi du moins pour moi car je n’ai rien trouvé sur le site du Parlement européen pour m’éclairer sauf que le vote est secret !!!!

Par exemple, je voulais savoir quels députés sociaux-démocrates (45 je crois) n’ont pas suivi l'appel du groupe à voter OUI. Le groupe S & D (socialistes et sociaux-démocrates) a finalement tué le suspens par un simple tweet. « Conformément à la décision prise par notre groupe en réunion nous allons soutenir Ursula von der Leyen », indiquait le message. Les élus PS français ont-ils suivi ?

Le côté italien

Le M5S a voté pour la présidente (14 députés) mais La Ligue a voté contre (28 députés) d’où une nouvelle polémique en Italie. Si le M5S avait voté contre, la candidate de Macron-Merkel aurait été battue (9 voix de majorité : il y a eu 383 oui, 327 non, 22 abstentions et un vote nul.). Le vote pour du M5S c’était pour obtenir des avantages en retour et un accord avait été signé avec la Ligue dans ce sens, mais la Ligue a changé son fusil d’épaule au dernier moment. Pourquoi ? Pour mieux dénoncer son allié au gouvernement !

Le côté espagnol

La majorité du PSOE par la voix d’Iratxe García a affirmé qu’il votait Oui quand Podemos et tout son groupe a voté Non. Cette division a eu des conséquences internes en donnant un mauvais signe quant à la constitution du nouveau gouvernement. Le PSOE considère qu’il a obtenu des garanties : un salaire minimum pour les pays de l’UE, plus d’impôts pour les géants du GAFA, une sécurité sociale pour les chômeurs. Même avec une traduction pratique il est totalement impossible que l’UE change de cap pour aller vers plus de social. JPD