Mes critiques au sujet de Mélenchon peuvent à présent me caser parmi les adversaires de France insoumise. Premièrement elles ne datent pas d’aujourd’hui, et deuxièmement si je suis en désaccord sur certains points je suis en accord sur d’autres. Bref, je soutiens toujours France insoumise et pour m’en expliquer je prends un exemple concret et précis déjà évoqué.

Après les législatives de 2017, les membres de France insoumise de mon département se sont réunis (sans ordre central) et ont fait des propositions pour l’avenir du mouvement. Ces propositions ont été soutenues à l’unanimité mais ont été totalement refusées par l’équipe dirigeante.

Pour moi le mouvement n’est pas l’équipe dirigeante mais cette unanimité là, même si elle a perdu beaucoup de ses membres, et même si la politique de l’équipe dirigeante est la référence d’un mouvement. Parce qu’il faut lutter de l’intérieur ? Non puisque je participe peu à la vie du mouvement. Simplement il s’agit d’attendre le moment où cette équipe dirigeante sera dénommée après avoir été nommée pour reprendre une formule chère à l’un des simples membres du mouvement. A commencer par un porte-parole des jeunes de France insoumise dont je ne comprends pas comment il a été projeté à la première place dans les médias, sauf à être l’attaché parlementaire de Coquerel ! Car j’en suis sûr, les prochains échecs plus douloureux encore que celui des élections européennes, vont obliger France insoumise à revoir son organisation. Et les appels à un Big Bang resteront eux aussi creux que d’habitude.

J-P Damaggio