ernest pignon ernest à la télé

Par hasard je tombe sur l’émission 28 minutes où Ernest-Pignon-Ernest est l’invité. Et tout de suite on l’interroge sur le street art ! Il précise que ce n’est pas sa tasse de thé et réussit, oh miracle, à expliquer sa démarche. Mais vient tout de suite son portrait où il est question du street art. Par chance, Ernest-Pignon-Ernest se réjouit car il y a tout de même des passages de son portrait qu’il ne connaissait pas ! Mais le street art

Vient ensuite le temps des questions qui vont porter… sur le street art ! Alors il explique que le street art combat le système pour mieux… le légitimer ! Donc pas étonnant s’il est à la mode. Pourquoi employer ce terme anglais, signe de notre vassalisation ?

C’est très souvent le cas à 28 minutes : l’invité n’est pas interrogé sur ce qu’il fait mais sur ce qu’il pense ! Je me souviens d’une émission avec Kamel Daoud venu présenter son livre et où, pas une minute, il n’a été question du livre. L’invité n’est là que pour servir de faire valoir aux journalistes qui étalent leur propre science, sans se soucier de celle de l’invité !

Plutôt que de savoir ce qu’Ernest-Pignon-Ernest pense du street art, n’est-il pas plus simple de questionner son travail ? Sur le rapport à l’éphémère des papiers collés ? Une question a été posée sur la poésie à partir du cas Rimbaud mais à titre d’anecdote…

J’exagère puisqu’au début, avant d’être coupé, l’invité a pu expliquer que les murs ne sont pas les simples supports de son image mais que son image est conçu pour faire vivre les murs. J-P Damaggio