Le 7 juillet 2009 : Lula-Sarkozy au coude à coude

À la veille du sommet du G8 à L'Aquila (Italie), le président français et son homologue brésilien, attendu ce mardi à l'Élysée, ont publié une tribune commune dans laquelle ils appellent à la création d'une "Alliance pour le changement".

REUTERS - La France et le Brésil lancent un appel à la constitution d'une "Alliance pour le changement" au niveau mondial, à la veille du sommet du G8 en Italie.

Dans une tribune publiée mardi par Libération et Folha de Sao Paulo, Nicolas Sarkozy et Luis Inacio Lula da Silva prônent une refonte des institutions internationales, afin, notamment, qu'elles fassent une plus grande place aux pays émergents.

Les deux présidents souhaitent qu'une attention "prioritaire" soit aussi portée à la dimension sociale de la mondialisation et que le rôle de l'Organisation internationale du travail (OIT) dans la gouvernance mondiale soit renforcé.

 

Le 7 septembre 2019 : Lula-Mélenchon au coude à coude

C'est une "déclaration commune" publiée dans le JDD. Plus de 200 personnalités, parmi lesquelles Jean-Luc Mélenchon, mais aussi les anciens présidents Luiz Inácio Lula da Silva (Brésil) et Rafael Correa (Equateur) ou encore le secrétaire général de Podemos Pablo Iglesias (Espagne), mettent en garde contre une instrumentalisation politique de la justice, appelé le "lawfare". "Nous invitons à la vigilance pour défendre les victimes de ce type d'opération quelle que soit leur appartenance politique", écrivent-ils, listant une dizaine de cas.

 Tout sur l’appel : https://lawfare.fr/

 Observations :

Je ne m’étonne pas que le cas du Pérou soit oublié. Premier pays à mettre un ancien président en prison (Fujimori) depuis, les mêmes affaires que celles qui ont envoyé Lula en prison, ont entraîné des persécutions contre quatre ex-présidents : Alejandro Toledo, Manrique, Alan García et Pedro Pablo Kuczynski. Leur signature sur l'appel aurait fait désordre !

Bien avant, il y avait eu l’opération mains propres en Italie qui a permis la disparition du PSI puis de la Démocratie chrétienne mais au bénéfice de Berlusconi. Pourquoi ?

Nous avons des truands qui nous gouvernent et si la réaction de la gauche est timorée sur ce point c’est qu’en tant que défenseuse de l’Etat elle se méfie,pour une part à juste titre, du slogan facile : tous pourris. Mais quand je note que Mélenchon vole au secours de Richard Ferrand comment oublier qu’ils furent très longtemps côte à côte au PS ?

Cet appel international me semble mal venu car il confond des situations sans équivalents. Où peut-il nous mener ?

Je suis prêt à en convenir, les opérations contre la corruption supposent l’accès à des informations cachées, et leur mise à jour est souvent une manipulation. Faut-il pour autant considérer que Le Canard Enchaîné qui se nourrit de révélations joue un mauvais rôle ? En faisant tomber Fillon était-il au service de Macron ? Quant à Médiapart c'est autre chose, ils révèlent pour commander. A suivre.

J-P Damaggio