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(dessin illustrant un article de Siné sur la politique de gauche au Portugal)

Le pays est gouverné par le Parti socialiste avec le soutien des autres partis de gauche : Le Bloc de Gauche, Le Parti communiste et les Verts. Il n’avait pas été le premier parti mais le désir de battre la droite a permis l’union de la gauche, une union donné sans avenir. Mais António Costa a réussi à passer à travers les épreuves.

Aujourd’hui le Parti socialiste appelle à lui donner la majorité absolue mais l’électorat ne semble pas d’accord. Les sondages donnent 37% au PS avec la droite à 30%. Le Bloc de Gauche arriverait à 10%, le Parti communiste avec l’écologie politique (CDS) à 6% et le Centre Gauche à 3%. Globalement le score assez équivalent à 2015 sauf pour la droite qui passerait de 38 à 30%.

A quoi tient ce succès de la gauche ?

Le chômage est tombé de 17% à 6%.

Le déficit est tombé de 11% à 1%, bénéficiant des applaudissements de la commission européenne.

Bref une crise économique mise sous contrôle.

Par quel miracle ? Augmentation des salaires, des retraites et réduction des droits d’entrée à l’université et du prix des transports.

Mais en même temps il faut pointer une réforme du droit au travail poussant à la flexibilité qui a eu le soutien de la droite contre les alliés de gauche du PS.

Que peut-il se passer ?

La droite l’a annoncé : elle ne sera pas un obstacle à un gouvernement António Costa.

Du côté des alliés de gauche, il n’est pas question d’apporter un soutien équivalent à celui de 2015, les conditions étant différentes. Donc à suivre. J-P Damaggio

P.S. : Pendant ce temps on s'étripe à Podemos.