collège castelsarrasin

Voici le résumé de la causerie à Castelsarrasin, hier soir.

A partir de 1815 la Municipalité de Castelsarrasin décida de se mobiliser en faveur d’un collège qu’elle installa d’abord dans l’ancien Couvent des Ursulines mais la sous-préfecture décida d’occuper les lieux et alors décision a été prise d’adapter l’ex-couvent des dominicaines par des travaux lancés en 1829.

C’est là que pendant des décennies l’établissement va se développer.

L’enseignement se divisait en deux : l’enseignement des écoles primaires (autour de trois à quatre ans d’études) et l’enseignement des collèges qui prenaient les enfants à l’apprentissage de la lecture jusqu’aux Baccalauréat (environ sept à huit ans d’études).

Le collège de Castelsarrasin va se développer à partir de 1830 dans des locaux nouveaux et parfaitement bien adaptés. Le principal était un laïc du nom de M. Rieunier (1794-1867) depuis 1826, et il va rester jusqu’en 1841. En 1833 il a un fils qui deviendra amiral et même ministre de la Marine. Pour des raisons inconnues il se retrouve ensuite à Moissac où il finit sa carrière jusqu’en 1851.

Le collège va se doter en 1832, suite à une loi, d’une école primaire supérieure c'est-à-dire une école faisant suite à l’école primaire mais apportant un complément technique.

Le collège est financé par la municipalité et les parents des enfants qui doivent rémunérer l’ensemble de la vie scolaire : du revenu des enseignants aux autres dépenses nécessaires.

Pour la période le nombre de professeurs et d’environ cinq personnes dont le principal qui fait lui-même une classe et les élèves sont autour de 80 pour la période la plus faste (il pouvait descendre à 60 après 1841 quand la municipalité se mobilise moins sur ce chapitre). Le contenu de l’enseignement est fondé sur le latin.

Voci comment la Gazette des écoles du 28 mars 1830, un journal national, nous détaille l’établissement :

«COLLÈGE DE CASTELSARRASIN.

Le vaste et magnifique bâtiment que la ville fait élever pour le collège, dont la prospérité s'accroît d'année en année, est sur le point d'être entièrement terminé. On compte pouvoir s'y établir au retour de la belle saison. Ce local, dû aux soins de M. de Lapujade, maire de la ville, et à la sollicitude éclairée de cet honorable magistrat pour ce qui concerne les intérêts de ses administrés, réunit tout ce qui est nécessaire pour une maison d'éducation. Placé dans une situation fort avantageuse, il renferme des salles spacieuses et bien distribuées; il offre des dortoirs commodes, aérés, ayant vue d'un côté sur un superbe jardin, et de l'autre sur une très belle cour, entourée en grande partie d'un péristyle propre à abriter les élèves pendant le mauvais temps : dortoirs, classes, salles d'étude, cour de récréation, tout est disposé de telle manière que le principal peut, de ses appartements, exercer une surveillance continuelle. Le collège de Castelsarrasin se fait remarquer par un ordre et une discipline, admirables; les élèves y reçoivent des soins affectueux et assidus; le système d'éducation que l’ont suit a pour base la religion et les meilleurs principes. Le latin, le grec et les mathématiques y sont enseignés avec beaucoup de fruit. Ces garanties, jointes à la beauté du nouveau local, aux lumières, à l'expérience, aux qualités recommandables du principal, M. Rieunier, et aux talents éprouvés de ses collaborateurs, permettent d'espérer que cet établissement, qui a déjà rendu des services signalés, jouira d’une prospérité durable.»