La Dépêche du Midi par ses indiscrétions dominicales aime jouer à cache-cache avec la vie politique et celle du chef-lieu est de la plus haute importance depuis qu’en 1982 un ancien maire socialiste a réussi à écarter du pouvoir départemental la dynastie Baylet. En conséquence, en cette année 2019, à plusieurs reprises le cas de la tête de liste de l’Union de la gauche a fait l’objet d’indiscrétions amusantes : et si le communiste Rodolphe Portolès devenait la tête de liste en question ? Je dis amusant car pas l’ombre d’un lecteur n’envisage cette éventualité ! Mais alors pourquoi jouer avec ce sujet ? Très simple : et si entre le PS et le PCF le PRG pouvait avec une tête de liste conséquente, jouer le conciliateur ?

Car, inutile de le rappeler, Baylet rêve depuis 1982 de placer à la tête de la mairie une personnalité à sa solde. Il n’a pas hésité à caresser dans le sens du poil Brigitte Barèges pour récupérer le Conseil départemental (et le projet est toujours en vigueur pour 2021) mais bon, pour les municipales, pourquoi pas une tête de liste comme Dominique Salomon ? Je rappelle pour mémoire qu’en 2008 le PRG s’est imaginé à la tête de la liste Montauban citoyenne au nom d’une plus grande efficacité.

Car, pour qui ne l’aurait pas compris, comme toujours, la seule question utile de la liste Alternative pour Montauban est bien celle de la tête de liste !

Voici donc qu’hier les Indiscrétions, jetant un peu d’huile sur le feu, a fait état d’une déclaration du PCF, captée sur le site Montauban citoyenne toujours aussi actif, retirée depuis pour avoir donné des boutons à quelques alliés. Pour désigner la tête de liste le PCF propose un vote d’une assemblée citoyenne qui, vu sa capacité à contrôler de telles assemblées, pourrait désigner Rodolphe Portolès. Demain nous en saurons un peu plus… ce qui ne servira à rien puisque de toute façon, le cœur du processus restera affaires de couloirs.

Cette déclaration disparue du PCF complète la déclaration, elle toujours en place, qui invite LFI a rejoindre la dite Alternative pour mieux placer le PCF au centre de l’édifice. Bref, ce petit jeu cher à La Dépêche nous rappelle que nous sommes toujours dans l’ancien monde d’avant les gilets jaunes, un monde où l’abstentionnisme fait des pas de géant. J-P Damaggio