C’est un événement électoral qui a donné naissance à LFI. En conséquence les événements électoraux suivants devenaient des points de référence dans l’histoire du mouvement.

Après le succès du premier tour diverses analyses ont surgi :

1)    Ce succès est seulement un point de départ et non un point d’arrivée.

2)    Ce succès, on va l’organiser.

Aujourd’hui l’histoire est claire : le succès a été un point d’arrivée, et il a été mal organisé.

Pourquoi un point d’arrivée ? Car en septembre 2017 Mélenchon a pensé qu’on pouvait passer de l’occupation des urnes à l’occupation de la rue et ce fut l’échec, échec conduisant ensuite à la désoccupation des urnes faute d’une organisation capable d’analyses.

Par effet du calendrier, après 2017 l’année 2018 non électorale permettait tranquillement une mise en marche du mouvement puisque après, les sanctions électorales allaient pleuvoir : 2019 européennes (relativement faciles puisque l’équipe dirigeante pouvait tout mettre en place à partir du centre), 2020 municipales (les plus terribles), 2021 les départementales et régionales (l’heure de vérité) et enfin 2022 on ne repart pas comme en 2017.

Les municipales vont pouvoir renvoyer à l’équipe dirigeante le visage de la France réelle pas celle qu’ils imaginent ou gèrent en étant une équipe hors-sol du fait d'une organisation voulue ainsi. Dans cette organisation les députés, surtout avec leurs nombreux attachés parlementaires, sont les maîtres de la situation.

Nous savons dès à présent que si le résultat des européennes a été désolant, celui des municipales va être affligeant, malgré une fois de plus l’action généreuse des soutiens qui survivent encore, à la base.

Je ne m’en cache pas, l’élection municipale a toujours eu ma préférence même si je sais aujourd’hui qu’elle ne pèse plus ce qu’elle a pesé hier.

Bref, Mélenchon est passé à France Inter un grand moment avant-hier et en mettant face à face ce que je constate à la base, et ce qu’il dit des municipales, donc il est devenu possible de tirer déjà un premier bilan de l’élection.

1 ) Mélenchon se prétend au-dessus de la situation : il ne participe pas, il ne gère rien, un comité de pilotage LFI est en charge de tout. Il a eu la même attitude pour les Européennes : les candidats se sont bien battus, mais lui, dans cette aventure il n’était pas à la manœuvre. Bref, il se réserve une double fonction : la recherche théorique et la candidature à la présidentielle.

2 ) Or la situation est des plus difficile pour LFI puisque l’équipe dirigeante hors-sol est obligée d’apprendre une diversité de situation alors que sa religion était :  partout la même machine. Par exemple il était prévu que fin août tous les têtes de listes seraient décidées et l’objectif idiot n’a plus cours.

 Où en sommes-nous fin octobre : pour 279 communes les responsables sont validés. La région parisienne pèse presque pour la moitié des communes concernées. Dans notre région nous avons dix communes en piste :

12 :  Rodez citoyen, stratégie et binôme validés

31 : Castanet-Tolosan, Stratégie et binôme validés, Soutien à la démarche de construction d’une liste citoyenne

Colomiers : Stratégie et binôme validés Participation à une liste citoyenne

Escalquens, :Stratégie et binôme validés Participation à une liste citoyenne

Portet-sur-Garonne : Stratégie et binôme validés, Participation à une liste citoyenne

Saint Orens, Stratégie et binôme validés Participation à une liste citoyenne

Toulouse, Stratégie et binôme validés, Participation à Archipel Citoyen

65 ; Lourdes : Stratégie validée et binôme en cours de désignation, Soutien à la démarche de construction d’une liste citoyenne

Tarbes : Stratégie et binôme validés, Participation à une liste citoyenne

32-rien

81-rien

82-rien (la liste citoyenne autonome vis à vis de LFI, en cours de constitution à Montauban, n'est pas encore validée)

46 - rien

Je mets à part le cas de l’Ariège où les deux députés son LFI et on constate que la situation n’est pas non plus très avancée :

Foix, Stratégie et binôme validés, Participation à une liste citoyenne

Varilhes, Stratégie et binôme validés, Participation à une liste citoyenne

 La question de cette validation est sans nul doute importante pour le financement. Et cette précision :

« Aucune autre liste que celles figurant dans le tableau ci-dessous ne pourra se réclamer du soutien de La France insoumise et aucun·e militant·e ne pourra apporter le soutien de La France insoumise à une liste concurrente. »

A suivre. J-P Damaggio

 

Opération sondage présidentielle :

29% Marine Le Pen

27% Emmanuel Macron

11% Mélenchon

11% François Barroin

Entre 7,5 et 9% Jadot

Entre 6 et 7% Dupont Aignan

Entre 2,5 et 3% Olivier Faure

 Au second tout nous aurions 55% pour Macron.

Tous les sondages ne sont pas de même nature.

Il y a d’un côté ceux qui sont en place pour analyser une situation réelle (donc au moment même de l’élection).

De l’autre il y a ceux qui veulent surtout influer sur la situation réelle comme celui-ci puisqu’il invente des candidats non déclarés et ne peut compter les candidats qui se déclareront.

Donc pour le PS il invente le candidat Olivier Faure alors que tout indique que c’est Bernard Cazeneuve qui se prépare (avec Hollande en embuscade).

Pour la droite il veut pousser Baroin.

Dans le schéma tout est fait pour que Mélenchon soit le « troisième homme » bien peu dangereux vu les écarts. Par exemple avec une union Jadot-PS, Jadot peut se retrouver devant Mélenchon.

Et surtout le sondage nous pousse à admettre l’incontournable, à savoir le duel Marine/Emmanuelle même si nous n’avons pas besoin d’un sondage pour mesurer que cette situation est réelle.

Malgré le côté factice, quand le JDD dépense des sous pour ça, c’est qu’il sait qu’il va peser. Par exemple, à la télé il a été évoqué sans le score prévu de Mélenchon.