flora damaggio

J’ai beaucoup étudié Flora Tristan un peu pour compenser la gloire faite à Olympe de Gouges, gloire méritée tant qu’elle n’efface pas les autres.

J’offre aujourd’hui ce texte paru sur La Revue de Paris en septembre 1836 t qui se trouve dans le livre Pérégrinations d’une paria, une paria car elle voyage jusqu’au Pérou où elle pense être bien reçue par la partie péruvienne de sa famille, mais où ce n’est pas le cas.

Sur mon édition Babel le texte va des pages 594 à 606 et une note indique au sujet d’un des éléments : « Contrairement à ce qu’affirme l’auteur, les Liméniennes en manto et en saya, auxquelles Raul Porras Barrenechea, le maître de Vargas Llosa, a consacré un texte célèbre, tiennent leur vêtement de l’Espagne. J. M. Gomez-Tabnera observe que ce vêtement fit l’objet de plusieurs textes réglementaires à Madrid en 1590, 1593, 1600 et 1639. »

Un point de détail que le journal algérien El Watan renvoie au leg laissé par les Arabes en Espagne !

« Les «Tapadas» du Pérou : Le voile féminin d’un autre siècle

17 JUILLET 2010

Flora Tristan Pérou

La saya, une jupe longue, et le manto, un voile-châle enveloppant le haut du corps, ont inspiré peintres et écrivains-voyageurs et furent presque considérés au début du XIXe siècle comme une tenue nationale, un signe distinctif de la société liménienne. L’ancêtre de la tenue arriva au Pérou au XVIe siècle, peu après la colonisation. Elle était alors portée par l’élite espagnole. Probable legs musulman de l’Espagne maure, elle avait «un clair objectif de recouvrement, de protection de la vertu de la femme, d’évitement de la tentation», explique un sociologue, auteur d’un livre sur Les voiles et les peaux.

Peu à peu, les bourgeoises autochtones, puis la classe moyenne s’approprièrent la saya et le manto qui devinrent un moyen d’échapper à la vigilance des hommes, de dissimuler le visage, mais aussi le rang social ou la couleur de peau. Il s’agissait de vêtements «synonymes d’une liberté supérieure à celle de la femme ordinaire», dira le sociologue. «Au XVIIIe siècle, une femme qui sortait seule dans la rue était soit une femme qui y vivait et travaillait, soit une mauvaise femme», rappelle un historien. La tapada desserrait l’étau sans déshonorer. »

Bref, pour en savoir plus lisez donc ce texte totalement surprenant qui commence ainsi : « Il n’est point de lieu sur la terre où les femmes soient plus libres, plus fortes qu’à Lima. »

Flora Tristan sur la Revue_de_Paris 

J-P Damaggio