La ville de Saint-Denis vient de faire l’objet d’un article utile sur Marianne. Elle a longtemps été dirigée par le communiste Patrick Braouzec qui a obtenu un grade au-dessus,

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Président de Plaine Commune. Il s’était distingué en 2003 au moment de la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école. Si des députés communistes étaient favorables à la loi, lui y était totalement opposé.

Avec l’arrivée de Macron il a quitté le PCF et a décidé d’appeler à voter Macron dès le premier tour. Je me suis dit : que devient-il ?

Depuis, élection municipale oblige, il a décidé de reprendre sa carte au PCF. Ceci étant sa complicité avec Macron n’a pas disparue puisqu’il a été soutenu par l’Etat pour devenir nouveau président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP). Et voilà que je retrouve cette SGP ! En juillet dernier il a été nommé par décret pour siéger dans cette instance, suite à la démission de Jean-Yves Le Bouillonnec, ancien maire (PS) de Cachan et le vendredi 7 septembre il est élu président de l’institution. Parmi ses priorités : veiller au respect du nouveau calendrier de mise en service du Grand Paris Express.

Juste avant la séance, Pierre Bédier, président (LR) du conseil départemental des Yvelines et doté de multiples casseroles, soutenu par les six autres patrons de départements franciliens, avait retiré sa candidature. Ces sept élus n’ont pas pris part au vote, reprochant à l’Etat d’avoir «multiplié depuis le mois de juin les manœuvres pour inventer une candidature à sa convenance ». Ils ne pratiqueront pas pour autant la politique de la chaise vide et continueront « à jouer leur rôle d’administrateur avec une vigilance renforcée ».

Le nouveau président du conseil de surveillance veut ensuite « porter la voix des collectivités locales ». Il estime « indispensable de prendre en compte l’avis des maires et des habitants pour que les gares viennent s’insérer de la manière la plus pratique possible dans leur environnement urbain ». Sauf que l’institution est entre les mains de l’Etat qui a droit à 11 représentants face à 10 représentants des collectivités locales, d’où son élection !

Il veut des recherches d’économies pour réduire le coût global du projet « par une concertation avec les élus locaux ». Un projet qui est passé de 18 à 36 milliards d’euros.

Je n’ai rien trouvé à ce sujet sur l’Humanité et je n’ai pas non plus trouvé la rémunération du président du conseil de surveillance. J-P Damaggio

P.S. Sur le dessin les trois anciennes figures du PCF partis du côté de Macron : Braouzec, Stéphane Gatignon, Robert Hue.