ciné castel

Jacques Canet est un ami que je vois passer parfois devant chez moi sur son vélo électrique. Instit autrefois il est un passionné de cinéma et il offre à Castelsarrasin des soirées originales. Je suppose que c’est lui qui a rédigé le compte-rendu que La Dépêche publie ce jour et que je reprends. J’avais l’intention d’apporter mon propre commentaire suite à la soirée mais pris ici ou là j’ai laissé passé le temps. Donc un seul mot : bravo. J-P Damaggio

 

 

 

C'était une belle soirée qui s'est tenue au cinéma Vox. En collaboration avec le service culturel, l'association toulousaine Imag'In 31, par l'intermédiaire du réalisateur castelmayranais

jacvques canet

Jacques Canet qui a présenté la soirée, a établi un choix de seize courts-métrages pour cette projection biennale. Les courts-métrages sont des films au format court qui constituent un genre à part entière, avec ses propres exigences. Les œuvres retenues ont été réalisées par des cinéastes amateurs de tout l'Hexagone, témoignant de la diversité et du dynamisme de la production française. Pour donner à la soirée une atmosphère à la fois légère et introspective, la sélection a privilégié l'humour, le second degré et l'absurde, comme point de départ à une réflexion sur nos paradoxes. Du «film minute», véritable exercice de style basé le plus souvent sur un gag ou un quiproquo développé en moins de soixante secondes, à des réalisations plus longues en bouche prenant davantage le temps d'installer un univers, les spectateurs (venus en nombre) ont pu apprécier et applaudir une soirée qui a filé à 100 à l'heure. Quelques œuvres ont émergé de l'ensemble, comme les trois réalisations (Quand passent les palombes, Les pinces à linge, Rabbits'killers) du Palois Joël Sentenac qui se jouent avec délice de l'absurde et du burlesque, le «Bonk» réalisé par le Nancéen Kevin Manson à la texture toute tarantinienne, le «Baiser» du Tourangeau José Joubert, empreint de tact et de tendresse, «Taphophobie» de Jacques Canet, qui flirte délicieusement avec la série Z, et enfin le must avec «Le sourire de Guénolé», une œuvre tendre et hilarante totalement aboutie, réalisée par Antoine Lefrère et Thomas Noyelle. Au total près de deux heures de rires et d'applaudissements, pour une soirée rendue très dynamique par l'enchaînement de ces films tous produits par des membres non professionnels rattachés à la Fédération française du cinéma et de la vidéo (FFCV). Cette soirée en appelle d'autres, le service culturel proposant en principe ce rendez-vous tous les deux ans.