romain cujives

Avec Macron nous étions entrés dans une nouvelle ère politique. Avec Mélenchon aussi. Or les municipales c’est l’heure de vérité que d’ailleurs ils ont évitée. Et tout commence quand il faut désigner le ou la tête de liste ! On a beau s’appeler Archipel citoyen, plaider pour la nouveauté, le problème est le même. Le propos tenu ici par Romain Cujives a me semble-t-il de l’intérêt. Il intervient après que Pierre Cohen ait souhaité se présenter et sauveur et avant que Alternative désigne le 17 novembre son tête de liste. J’ai cherché sur leur site les conditions de cette désignation mais je n’ai pas su trouver. J-P Damaggio

 Municipales 2020 à Toulouse. Romain Cujives : « Je renonce à briguer la tête de liste d’Archipel Citoyen »

L'élu (ex PS) d'opposition à Toulouse ne sera pas candidat à la tête de liste d'Archipel Citoyen qui doit être désigné avant le 17 novembre 2019. Il nous explique pourquoi.

Publié le 10 Nov 19 à 10:21

Il a fait connaître ce choix à ses soutiens mercredi 6 novembre 2019, quelques jours avant la désignation par Archipel Citoyen, de celle ou celui qui incarnera son offre électorale, désignation devant intervenir avant le 17 novembre 2019. Interview.

 Multiplication des candidatures et des tensions

Actu Toulouse : vous avez réuni vos amis et soutiens pour annonce que vous n’êtes plus candidat à devenir maire de Toulouse et donc à prendre la tête de la liste d’Archipel Citoyen. Pourquoi ce choix ?

 

Romain Cujives : C’est le sens des responsabilités, mes valeurs et mon amour pour Toulouse qui motivent ma décision. Il y a trois ans environ, je décidais d’être candidat à la fonction de maire de Toulouse. Depuis le premier jour, avec mes amis et soutiens, nous défendons l’union des forces politiques de gauche et des citoyens comme outil de victoire et comme levier de changement. C’est dans cette optique que nous avons rejoins Archipel Citoyen refusant avec constance les mortifères stratégies d’isolement. Aujourd’hui, loin de constater des dynamiques d’union nous constatons la multiplication des candidatures et des tensions au sein de la grande famille de la gauche. Refusant la guerre des égos, j’ai décidé d’apporter ma pierre à l’apaisement des tensions et aux surenchères personnelles, et je renonce à briguer la tête de liste d’Archipel Citoyen. C’est une décision lourde tant je me suis investi. Avec les très nombreux citoyens qui m’accompagnent nous avons écrit un livre-projet pour Toulouse dans lequel nous défendons 220 propositions pour placer Toulouse à la hauteur des trois enjeux majeurs de notre temps : l’urgence sociale, la transition écologique et le renouveau démocratique…

 

A.T. : Cette décision n’est-elle pas celle d’un candidat qui voit que perçoit, à quelques jours de la désignation de la tête de liste d’Archipel Citoyen, qu’il n’est pas ou plus la favori (te) ?

 

C’est une part de la décision, tout à fait. Je constate que ma candidature ne permet pas de rassembler complètement l’arc des sensibilités de l’Archipel. Face à ce constat, je pourrai entrer dans une période «à l’ancienne» de tractation, de négociation, de travail de sape à l’égard des concurrents. Mais je n’ai pas envie de faire comme avant ! Ma décision participe pleinement au désir de rassemblement que j’ai exprimé depuis longtemps sans faire de mon ego une priorité. Je fais la démonstration de ce que j’ai dit, et de ce que j’ai toujours dit depuis le début de cette aventure. Quand je vois des gens appeler au rassemblement mais à condition qu’il soit derrière eux, je ne suis pas d’accord, je dis que ce n’est pas comme cela ça marche.

 

A.T. : Lorsque vous ciblez ceux qui appelle au rassemblement mais à condition qu’il soit derrière eux, vous pensez à Pierre Cohen ?

 

J’ai une profonde amitié pour Pierre mais il est trop facile d’appeler au rassemblement sans y prendre réellement et personnellement sa part. C’est ce qui constitue, je le crois le regrettable fossé qui si souvent sépare les discours et les actes et qui creuse chaque jour le sillon du rejet de la politique. Je dis à Pierre Cohen que le rassemblement qu’il appelle de ses vœux existe déjà. Il s’appelle Archipel Citoyen et il réunit déjà le large spectre de la gauche !

 

A.T. : Quel va être votre action désormais ? Restez-vous pleinement investi au sein d’Archipel ?

 

Bien sûr ! Dans les jours, dans les semaines et dans les années à venir avec la détermination qui est la mienne et mon sens des responsabilités, je continuerai de travailler sans relâche à transformer Toulouse avec la farouche envie de construire un monde meilleur. Avec mes amis, nous avons 220 propositions pour Toulouse à défendre et nous souhaitons les faire valoir au sein du collectif, participer complètement à la définition de l’offre électorale du collectif pour affronter et battre Jean-Luc Moudenc.

 

A.T. : Soutenez-vous une personnalité en particulier pour prendre la tête de liste d’Archipel ?

 

Je vous ai dit que je ne voulais plus faire comme avant. Et pour moi, le principe de la consigne de vote appartient au passé. Mes amis et soutiens exprimeront leurs choix comme ils le voudront.