Fakir

Ce matin en me levant je ne savais pas que j’allais vous raconter cette histoire. C’est à cause de ma boîte aux lettres où j’ai découvert le nouveau Fakir. N° 91 pour tout dire.

Fidèle à mon habitude j’ai commencé par la fin où François Ruffin raconte ses difficultés pour trouver la bonne citation à mettre sur la carte de vœux du député. Si vous aviez une telle carte à rédiger vous feriez quoi ? D’Elisée Reclus à Steinbeck en passant par Rosa Luxembourg (drôle ce prénom latin pour une Allemande) sa chef de cabinet a déroulé quelques propositions : trop intello, trop triste, trop militant… Mais alors quoi lu demande Julie ? Interrogeons une instit coco d’Abbeville, Haydée. Et aussitôt elle envoya une bonne dizaine de citations adaptées à la situation. Jean Vasca et j’en connais un qui serait fier, Jean Malrieu et je dis vive « Levé&e en masse », Vladimir Maïakowski pour « Il nous faut arracher la joie aux jours qui filent », Jacques Brel bien sûr et pour rester avec les chanteurs Johnny Halliday, Henri Pena-Ruiz en premier, Pablo Neruda toujours de saison : « Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n’empêcheront pas la venue du printemps. », Nelson Mandela et enfin une autre pour sacrifier au vent d'une mode que je réprouve : Pablo Servigne.

En fait François Ruffin est discret sur ce numéro où le pilier a pour nom Cyril Pocréaux avec un long et magnifique reportage sur les enfants.

Chaque numéro de Fakir offre des tranches de vie laissant à chacun la liberté de penser ce qu’il veut. Et des tranches de vie de gilets jaunes sont toujours là avec le cas d’un curé. Comme un roman photo ! En fait un roman photo !

Non, rien sur le nouveau livre de François Ruffin mais toujours la même autodérision du Syndicat de Petites Mains Fakiriennes.

Il est temps que je reprenne mes activités. J-P Damaggio