agricultuire bio 29 mai 1964

Voci un article non signé de La Dépêche du 29 mai 1964 ! N'est-ce pas surprenant ? J-P Damaggio

"Les lois de l'évolution actuelle ne peuvent laisser dans l'indifférence nulle profession. Au génie, à la technique de ces dernières, il en est une surtout qui revendique fermement ce qu'on appelle en termes courants : la modification de structures, cette dernière est bien entendu l'agriculture qui dans son ensemble est une profession la plus touchée et qui pour faire face aux divers besoins indispensables glisse inexorablement sur cette pente savonneuse qui est l'emploi des engrais chimiques de toutes sortes à doses massives afin d'augmenter sa productivité. Cela ne va pas sans risques, car cet usage inconsidéré de la matière chimique a déjà et continue, de provoquer sur notre santé des conséquences fâcheuses et d'une importante gravité. En effet, la médecine sortant de son silence, met en garde par la voie de ses savants, docteurs autorisés, les populations et en particulier les paysans qui ne se réoccupent que de « tonnage ».

Or les méthodes nouvelles que nous préconisons depuis déjà quelques années ayant donné toujours satisfaction partout où elles ont été expérimentées, intéressent notre pays. Sur le plan de l'élevage, par la diminution très nette des maladies ; des céréales, par des rendements importants en tonnage, et en qualité surtout, etc. sont les signes précurseurs de cet espoir qui se fait jour dans nos campagnes.

Nous nous sommes rendus compte sur place des résultats des expériences réalisées par un fervent partisan de cette nouvelle culture expériences effectuées sur différents semis de blé.

Voici un exemple concernant un semis effectué à 0 m 30 d'intervalle sur la base de 40 kilos à l’hectare: hauteur de la paille 1 m. 30, avec des talles allant de quinze à trente par pied; dix à douze rangs par épis, régularité de ces derniers par comparaison aux semis classiques. (Façons culturales ; huit a dix centimètres de profondeur. demi-fumure organique, terreautée, blé deuxième paille sur minette. présentant des tiges très rigides)

Cette méthode qui permet le sarclage ou buttage des interlignes, aère le sol, favorisant la végétation en évitant l'épandage de l’hormone toxique.

Les agriculteurs du canton de Montech et des communes voisines qui désireraient s'informer peuvent venir chaque soir chez M. Vernhes (route de Lacour St Pierre) à Montech de 17 à 20 heures où tous les renseignements au sujet de cette culture seront communiqués.

Pour nous consommateurs, un seul vœu : que cette nouvelle culture, exempte dans une certaine mesure de cette chimie néfaste à notre santé se généralise pour devenir l'agriculture de l'avenir."