mardegan

La candidature de Pierre Mardegan poursuit un combat logique engagé en 2015 à un moment où Brigitte Barèges, pour faire tomber Baylet au Conseil départemental avait pour une fois décidé de faire alliance avec le centre. Mais elle n’a pas voulu rester à la remorque du centre qui a finalement gagné ! Elle n’avait aucune disposition pour être, elle la maire de la capitale du département, simple vice-présidente de Christian Astruc l'ex maire d’une commune minuscule. Depuis Pierre Mardegan, qu’on soit ou pas d’accord avec la gestion du département, a montré des qualités d’homme politique.

Dans cette présentation il contourne cependant deux obstacles propres à Montauban et que Brigitte Barèges avec l’aide de La Dépêche va brandir :

-il est médecin et la dernière fois qu’un médecin a tenté de devenir maire de Montauban ce fut un fiasco. Il s’agissait du docteur Cave mais lui était propriétaire d’une clinique privée et le voir devenir président du conseil d’administration de l’hôpital s’il était maire, n’est pas passé. Mardegan est de l’hôpital public et l’élection va se jouer suivant les rapports qu’il entretient avec cet hôpital et son éventuel déménagement à Bressols, proposition qu’il a faite mais qu’il semble avoir abandonné.

-il est au  centre, or Montauban n’a jamais aimé au centre, et la politique macronienne qu’il représente n’est pas un atout.

Pour le reste sa présentation reste globalement politicienne. J-P Damaggio

Le Petit Journal 6-12-2019

Une ville de vie, une ville d'innovation, une ville plus verte figurent parmi les thèmes abordés samedi par Pierre Mardegan lors de sa déclaration de candidature.

Cela fait trois mois que l'équipe de campagne travaille dans l'ombre, loin des médias, ne laissant rien filtrer d'une candidature qui faisait beaucoup parler. Samedi il y avait du monde sur les rives du Tarn pour accueillir Pierre Mardegan. Les panneaux «Osons Montauban» ne laissaient guère de doutes sur la finalité de l'invitation et des 30 min de show où le candidat s'est avant tout présenté aux Montalbanais, comme il venait de le faire le matin, jour de marché, dans les rues de la ville.

Médecin dans une famille où le droit et l'administration étaient une tradition, le Docteur Mardegan est arrivé à Montauban en tant que chef des Urgences de la ville suite à son expérience de médecin-urgentiste, notamment dans l'humanitaire : «C'était en 1998 et depuis Montauban ne m'a jamais quitté, j'ai appris à la connaître et à l'apprécier (...) Une chose est sûre c'est là où je devais être. Ce n'est pas ma ville d'origine, mais c'est ma ville d'adoption où j'ai rencontré la mère de mes enfants, trois jeunes hommes dont je suis particulièrement fier. Pour tout cela je veux lui rendre la pareille et faire de Montauban ma terre d'engagement».

Sa punchline : «Montauban s'essouffle et bien ranimons-là». Pour cela il promet une politique «efficace et humaine» avec «du dialogue, du pragmatisme et une rigoureuse détermination» : Développement de l'économie durable, rayonnement des acteurs économiques locaux, revitalisation et revégétalisation du centre-ville... seront les thèmes forts de son projet. Pierre Mardegan ne se fait aucune illusion quant à la campagne qui s'annonce. Il a appris de sa déconvenue aux élections législatives : «Nous sommes engagés dans un combat qui va être difficile parce que l'enjeu est énorme. Il y a d'autres listes qui présenteront certainement des candidats de valeur, je crois qu'il faut gagner la confiance des Montalbanais, leur montrer que la vie sera meilleure demain qu'elle ne l'est aujourd'hui ».

Dans la salle, Christian Astruc, président du Conseil départemental, et des conseillers départementaux étaient présents pour soutenir la candidature de leur vice-président, mais c'est d'autres visages qui ont attiré l'attention des observateurs. Notamment celui de Jacques Briat, ancien député UMP de la 2e circonscription, ou encore Aurore Kothé, qui fut adjointe au maire en charge des affaires scolaires de la ville de Montauban avant de récemment démissionner. On peut aussi citer Jean-François Sahuc, l'actuel maire de Molières venait d'annoncer à ses administrés qu'il rejoignait Pierre Mardegan dans cette nouvelle aventure.

Pour ce qui est de la tendance politique, la liste se situe au centre avec le soutien de La République en Marche, de l'UDI, du MoDem et du collectif des «Mobilisés pour le Tarn-et-Garonne». Pour autant, le candidat déclaré la souhaite multiple «les gens disent qu'ils ne sont ni de gauche ni de droite et bien "Ensemble dessinons Montauban" sera de gauche, de droite, du centre, une liste ouverte à tous !». En cela, 20 % des sièges seront réservés à des candidatures spontanées via les réseaux sociaux pour composer «une liste de compétences, poste par poste et qualité par qualité».

Bien sûr, même s'il ne l'a jamais évoqué lors du discours, une question lui a été posée sur son opposition avec la maire sortante avec qui il était candidat lors des élections départementales: «En 2015 nous avons été élus ensemble avec Brigitte Barèges au Conseil départemental où nous avons constitué une majorité. Après quelques mois, c'est Brigitte Barèges qui a quitté la majorité du Département.».

En mars 2020, les électeurs auront donc le choix entre cinq listes : la liste LR de l'actuelle maire de Montauban Brigitte Barèges, la liste LREM/UDI/MoDem de Pierre Mardegan, la liste du Rassemblement National avec Thierry Viallon, la liste PS/PRG/EELV/PC d'Arnaud Hilion et la liste participative « Montauban en Commun ». LP