Claude Mouchard

Claude Mouchard arrive en gros sabots dans l’élection municipale. Comme un éléphant dans un jeu de quilles. Et La Dépêche se prête au jeu avec gourmandise. Aujourd’hui le journal en remet une couche en se moquant de la réaction de Valérie Rabault. Avec la gare TGV en sauveur suprême. Une LGV et gare TGV déjà au cœur de la précédente campagne et nous voyons où nous en sommes. Alors que si des efforts avaient été faits sur la liste existante, là oui il y aurait du mieux ! Bref, un programme politique qui ne sera pas l’alternative de l’union de la gauche mais l’alternance du ciel sur la terre. « Un accord politique, c’est comme un iceberg, il y a ce que l’on voit et puis il y a ce que l’on ne nous montre pas ! » Et sur ce point je reconnais à Claude Mouchard une grande compétence sur ce qu’il n’a jamais montré ! La politique serait-elle devenue une farce même pour ce vieux monsieur dont on pouvait penser qu’il avait passer l’âge des farces en la matière ? J-P Damaggio

 La Dépêche Publié le 24/12/2019 à 05:07 , mis à jour à 09:37

Il fut le maire de Montauban le plus éphémère de l’histoire. Quelques minutes en 2008 quand son élection fut annoncée puis annulée après un nouveau calcul, qu’il contesta. Claude Mouchard, 64 ans, est resté un observateur attentif de la vie politique locale. Il sort aujourd’hui de son silence pour évoquer les élections municipales des 15 et 2 mars 2020.

 

Claude Mouchard, pourquoi avez-vous décidé de répondre à nos questions ?

C’est en homme libre et indépendant des appareils politiques que je prends la parole aujourd’hui.

C’est aussi fort de la légitimité que les Montalbanais m’ont accordée à plusieurs reprises jusqu’à conduire l’opposition municipale pendant six ans après avoir fait jeu égal électoralement en 2008 avec Brigitte Barèges. Beaucoup de nos concitoyens m’interpellent et me questionnent sur mon engagement à quelques mois des municipales, c’est donc dans vos colonnes que j’ai choisi de leur répondre.

 

Où vous situez-vous politiquement ?

Je ne suis plus au PS, je ne suis pas à Génération(s), ni à En Marche ; je suis en marge. Comme beaucoup de Français, je pense que les appareils politiques se sont éloignés de leurs préoccupations et qu’ils n’ont pas su se transformer.

 

Quelle est votre analyse de la situation politique locale ?

Il y a des têtes de liste qui affichent leurs candidatures à la suite uniquement d’accords d’appareils, ou d’investitures accordées par tel ou tel parti. Pour avoir connu cela, je peux dire que ça ressemble plus à des "bidouilles" électoralistes qu’à autre chose. Un accord politique, c’est comme un iceberg, il y a ce que l’on voit et puis il y a ce que l’on ne nous montre pas !

Puis, il y a une maire sortante, de droite, qui après avoir reçu l’investiture de son parti "Les Républicains" annonce dans "Sa lettre aux montalbanais" qu’elle souhaite rempiler pour un 4ème mandat. Ici comme ailleurs, la droite a toujours une seule idée : garder le pouvoir. Le rendre aux montalbanais doit être le premier projet de l’alternance que l’on peut souhaiter. Montauban n’est pas un trophée qui est à poser comme un ornement sur la cheminée d’un parti politique. Montauban appartient aux Montalbanais, pas à un parti. Dans une démocratie, l’alternance est un signe de bonne santé. Ici à Montauban, elle est une nécessité.

 

Que proposez-vous ?

Seul un grand rassemblement permettra l’alternance. Ce rassemblement doit se faire en dehors de toute idéologie. Je suis persuadé qu’un rassemblement peut se construire autour d’un projet qui ambitionnerait de faire de Montauban : Une ville attractive, avec l’accueil de la LGV et la construction de la gare TGV, avec l’aménagement de nouvelles zones industrielles. Mais aussi Une ville universitaire, avec un objectif fort en nombre d’étudiants, Une ville durable, avec la protection de son patrimoine naturel, en s’inscrivant comme ville pilote dans la lutte contre les plastiques, avec une offre de mobilités douces renforcée et avec comme objectif la gratuité des transports collectifs. Je veux aussi une ville solidaire envers les plus démunis et bienveillante envers nos aînés, envers les familles monoparentales. Je ferais de la lutte contre la solitude mon combat.

Avec vous-même en tête de cette hypothétique liste ?

Je ne fais pas acte de candidature, je dis ce que je pense. Je vais envoyer une lettre aux autres listes. Il faut trouver la bonne personne. Si jamais on ne me répond pas d’ici le 15 janvier, je considèrerais qu’on ne veut pas l’alternance.