le train en 68

Cet article de La Dépêche du 2 septembre 1968 glorifie un train quotidien partant de Montauban pour transporter des fruits à Paris.

Le nombre de 600 tonnes n’est pas un hasard : il correspond à ce qu’une voie ferrée peut accepter. La référence à la vitesse n’est pas négligeable.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

La voie ferrée existe toujours. Les trains aussi. Les productions de fruit n’ont pas cessé d’augmenter. Pourtant ce train a disparu depuis longtemps au bénéfice des camions.

Par quel système cette disparition ? Choix des agriculteurs ? Choix des consommateurs ? Choix des cheminots ?

Le choix est du domaine à la fois de la SNCF et des pouvoirs politiques.

Quand, comment, sous quelles pressions ?

Sans doute sous une double tendance : la SNCF décidant de privilégier les voyageurs et les routiers obtenant des camions d’une nouvelle génération.

Dans tous les cas on nous bassine aujourd'hui avec l’écologie sauf qu’au moins sur ce point, et aussi sur d’autres, l’écologie d’hier était plus avancée que celle d’aujourd’hui. J-P Damaggio