Comment ne pas observer qu’aux municipales de 2014 les résultats à Moissac annonçaient la présidentielle de 2016 ?

Au premier tour la liste Henryot crée la surprise en arrivant en tête avec 31,11%, une droite modérée qui refusera de soutenir Brigitte Barèges au conseil départemental de 2015.

La gauche du maire sortant Jean-Paul Nunzi s’effondre avec 23,8% mais c’est surtout suite à une rupture avec le PRG de Pierre Guillamat qui passe juste devant avec 25,2%. Au second tour une alliance entre les deux listes aurait pu empêcher le succès d’Henryot mais elle était devenue impossible.

Pour le FN Patrice Charles arrive tout de même à 19,8%.

 Bref au second tour, les quatre listes se retrouvent sur la ligne de départ (fait rare). C’est surtout l’électorat FN qui se précipite vers la liste de droite en passant de 19,8 à 11,8%. Pour la gauche rien ne change.

 Cette élection annonçait la chute du PS que les départementales qui suivront en 2015 vont aggraver. Henryot-Baulu retrouve le score précédent avec 34%. Mais par contre le FN passe de 19 à 29%. Nous le savons, plus l’élection monte en grade et plus il monte en voix !

Pour le PS Bousquet-Hemmami tombent à 11,5% et pour le PRG la chute est moindre avec 19% mais la candidature PCF (Mme Sylvie Lascombe M. Maximilien Reynes-Dupleix) avec 5,9% a dû prendre des voix au PS.

 Bref, comme à la présidentielle, au second tour nous assistons à un face à face droite/FN et la droite l’emporte largement mais ceci étant, le FN passe de 29 à 37%.

 En 2020 nous retrouvons un cadre un peu évolué pour les municipales de Moissac. Vont-elles indiquer un changement de sens ?

Henryot n’est plus candidat laissant sa place à Mme Baulu.

Le PRG est dans le brouillard mais une liste centriste reste possible.

La gauche retrouve une part de la liste Nunzi (quatre candidats) mais avec un fort renouvellement dans les personnes et les méthodes.

Le FN a perdu sa figure locale, Patrice Charles, mais Romain Lopez peut-il faire mieux ? C’est improbable.

Bref, les résultats seront symboliques quant aux suites de la vie politique. JPD