marcelle à l'éventail

Après la présentation de Jacqueline Ouardes je me suis demandé d’où venaient les photos de l’artiste et elle m’a été indiqué : de ses œuvres. Une est sur les 800 auteurs. Je n’étais pas allé voir la bio rédigée et je retrouve bien sûr… Marcel Maurières dont je peux imaginer le temps passé aux Archives départementales à rédiger cette note . Je l'avais lu mais sans y prêter attention car c'est ainsi on ne lit pas de la même façon quand c'est par hasard ou quand c'est pour chercher une info. J-P Damaggio

 Les 800 auteurs

DUBA Marcelle (Toulouse, 1899 - Paris, 24 [ou 25].12.1981).

Petite-fille du félibre Guillaume Julia (Larrazet), fille d'un père ingénieur des Ponts et Chaussées -par ailleurs musicien et amoureux de la langue d'oc- Marcelle Duba exerce pendant près de trente ans, comme professeur de musique -parfois de dessin, et même de dactylographie- à Castelsarrasin. Le décès de son père et une santé déficiente ne lui ont pas permis la carrière de professeur de lettres qu'elle avait souhaitée. Après son mariage (23 novembre 1953) à Pierre Victor Halary, fils du poète renommé P. Halary, elle vit désormais à Paris, sans oublier la ville qu'elle aime tant, qu'elle a si bien chantée dans ses poèmes, qu'elle retrouve souvent, et où elle sera inhumée... Dans la capitale, elle fréquente peu les milieux littéraires, mais est l'amie de F. Mauriac, du Dr Schweitzer. Poète de talent, elle collabore à des revues essentiellement littéraires et artistiques (Masques et Visages, La Coupe d'ambroisie, La Légion violette...) et à de très nombreux journaux. Elle publie plusieurs recueils, chaque fois bien accueillis par la critique : Lys de feu (1957), Symphonie fervente (1962), Plaisirs et sagesse (1965), La Harpe des nuits (1968), Au miroir des eaux pures (1971), L'Invisible présence (1977), Les Emerveillements (1980). Le Triomphe des ailes (1985) paraît après sa mort, grâce à son mari. Avec beaucoup de sensibilité et d'émotion jointes à un lyrisme certain, elle y chante son terroir natal, les villes et les villages de son enfance (Montech, Larrazet, Castelsarrasin,.. ses parents et sa famille, la nature ("...Je suis fille des champs, des ondes et des bois..."), son amour. Plusieurs récompenses couronneront son œuvre, trop nombreuses pour pouvoir être citée ; indiquons simplement qu'elle fut lauréate de l'Académie française, de la société des Gens de lettres, de l'académie des Poètes classiques, de Jeux floraux... et qu'elle obtient les prix Anna de Noailles, Desbordes-Valmore... ainsi que la médaille d'argent de la ville de Paris. Vers la fin de sa vie, Marcelle Duba, "cette fille de dieu, de sang et de chimères", s'adonne davantage et avec succès à une autre forme d'art qu'elle avait toujours plus ou moins pratiquée : la peinture. M.M.

Josiane Kaigre : A la découverte d'un poète : Marcelle Duba, l'enfant du pays (dans Messager de Castelsarrasin, d'avril-mai 1987). - Œuvres de Marcelle Duba. - Montech (revue de l'association "Les Amis de Montech et de sa région") n° 8.