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Vie de La Brochure
12 août 2025

Benedetti, Huidobro, Vazquez Montalban

Benedetti, Huidobro, Vazquez Montalban

 

Au début des années 1900 j’utilisais souvent les services de la bibliothèque. Je me souviens tout particulièrement de La Trève de Mario Benedetti. Et jusqu’à hier je ne savais pas pourquoi !

Une rare traduction dont a bénéficié l’écrivain d’Uruguay (son ami Galeano a eu plus de chances).

Marqué par La Trève quand j’achetais le quotidien espagnol El Pais, si j‘y trouvais des articles de Benedetti, que je m’empressais de découper pour les garder.

Avec le début des années 1990 j’ai pu entreprendre quelques escapades jusqu’à Girona et en 1994 j’ai acheté un livre rassemblant quelques articles de lui. Dix ans après ma bibliothèque s’est enrichi d’un livre de contes puis en 2006 d’un calendrier poétique.

La Trève restait loin jusqu’à hier quand pour une raison indépendante de ma volonté j’ai voulu retrouver le livre et souvent donc l’univers hispanique il est possible de découvrir une version digitale.

Première surprise : une édition espagnole a bénéficié d’une préface de Vazquez Montalban. Sur le site Vespito.org on peut accéder à un grand nombre de préface mais pas celle-ci. J’ai écrit surprise mais c’est un peu faux puisque sur ce blog j’ai repris un article du Barcelonais au sujet du Montévidéen.

Deuxième surprise mais là elle est totale : le livre commence par la reprise d’un début de poème de Vicente Huidobro le Chilien. Je n’ai rien lu de lui je sais seulement qu’il n’était pas sur la même longueur d’onde que Neruda. Quand eut lieu le grand Congrès des écrivains de Valence en 1937 Neruda a fait enlever le tire de délégué à Huidobro un grand ami de Vallejo. Benedetti sans établir une hiérarchie a préféré Vallejo à Neruda.

Troisième surprise : le livre est écrit suivant des dates affichées et il se trouve que j’ai souvent utilisé ce principe, par exemple pour mon livre sur Sitjar. Il commence le 11 février mais on ne sait pas de quelle année. Et il se termine le 28 février. A la fin on apprend qu’il a été écrit à Montevideo de janvier à mai 1959. JPD

P.S. Le dessin de Rosendo Li. je l'ai titré: pour saper les empires par la victoire du sourire.

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