Empedocle et Romain Rolland en 1918
En 1918 Romain Rolland fait partie de ces personnes qui comprennent que la fin de la guerre c'est une "triste paix". Lui le pacifiste aurait pu se réjouir, mais il comprend que telle qu'elle est signée, la paix annonce une autre guerre. Il soigne son désespoir en pensant au philosophe Empedocle. Puisqu'avec Empedocle on est à Agrigente j'en profite pour caser la photo de la statue de Camilleri qui s'y trouve. Auteur : Giuseppe Agnello. JPD
Poème de Romain Rolland
Ô divine Harmonie !
Je te vois poindre au loin, dans
l’abîme de ma nuit, comme la lueur
d’une étoile, par la déchirure des
nuées.
Je tends les mains vers toi.
Les ténèbres te recouvrent et se
rouvrent .Tu reparais, plus proche.
Je te veux, je te veux !
La nuit pâlit, et ta flamme m’aspire.
Je suis à toi. Je t’ai.
Tu me prends et je te prends.
Je disparais en toi.
Ô joie ! Je suis au terme…
― Au terme ? Il n’en est point.
Retombe et recommence !
Empédocle d’Agrigente 1918