Marco Rizzo le communiste qui rejoint Meloni
Wikipédia : « Marco Rizzo (né le 12 octobre 1959 à Turin) est un homme politique italien. Il adhère au Parti communiste italien en 1981 jusqu'à sa dissolution, puis en 1991 au Parti de la refondation communiste et ensuite en 1998 au Parti des communistes italiens. En juin 2009, il est exclu du Parti des communistes italiens pour avoir soutenu Gianni Vattimo aux élections européennes du même mois. Il fonde alors son propre mouvement, Comunisti Sinistra Popolare (Communistes gauche populaire) qui est rebaptisé Parti communiste en janvier 2014. »
En français sa biographie s’arrête là mais depuis Marco Rizzo n’a pas cessé de s’activer dans divers groupes tournant autour de 2%.
Le soutien qu’il vient d’apporter à Meloni peut se lire comme un non événement or il s’inscrit dans une histoire globale.
Après le premier tour de 2022 les études indiquent que si l’électorat de Jean-Luc Mélenchon a finalement penché, dimanche 24 avril, vers le président sortant (42%), vers l’abstention (41%), il a été tout de même aux alentours de 17 % pour Marine Le Pen. Dans les outre-mer, qui avaient porté en tête le candidat « insoumis », la bascule vers Mme Le Pen s’est faite.
L’électorat de la droite de Pecresse certes beaucoup moins important, a cependant voté RN qu’à 17%.
Le symbole Marco Rizzi qui a fait le titre des journaux en Italie (La Reppublica parle du fasco-communiste) nous rappelle qu’une réflexion s’impose loin des anathèmes.
Que dit Marco Rizzo ? Je ne vais pas ici développer son argumentation (peut-être une autre fois) pour retenir cette seule idée : l’extrême-droite a su analyser concrètement la situation concrète et donc a su capter le vote populaire donc dans ce contexte pour être aux côtés des classes populaires il faut être avec Meloni. Sauf que la gestion de Meloni n’est pas très favorable aux classes populaires si bien que son mouvement qui de France apparaît triomphal, l’est moins en Italie puisqu’elle a perdu les deux dernières élections régionales.
Sauf que tout le monde sait que si « la gauche » revient au pouvoir elle n’a pas de véritable projet alternatif !
A suivre. JPD