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Vie de La Brochure
26 janvier 2026

D'où vient Arnaud Miranda ?

D'où vient Arnaud Miranda ?

Ayant connu une famille Miranda en Tarn-et-Garonne j'ai voulu savoir d'où venait Arnaud Miranda qui, après un livre chez Gallimard, se retrouve un peu partout dans les médias. Voici la réponse. J-P Damaggio

La Montagne Publié le 15 mai 2021

Le Mauriaco-Riomois Arnaud Miranda intègre l’université d’Oxford

Classée numéro un au monde devant Stanford et Harvard, l’université d’Oxford représente un mythe pour tout étudiant. Après un solide parcours à Sciences-Po Paris, Arnaud Miranda, 24 ans, Mauriacois par son père David et Riomois par sa maman Valérie, aura le redoutable honneur de faire sa thèse entre les murs de la célébrissime institution.

Quel est votre parcours scolaire et universitaire ?

J'ai fait toute ma scolarité, de la maternelle au lycée, en Auvergne. Après un baccalauréat en section économique et sociale, j'ai été admis dans un double cursus entre Sciences Po et la Sorbonne. À Sciences Po, j'ai étudié pendant trois ans la science politique, l'économie, le droit, l'histoire, la sociologie et à la Sorbonne, j'ai suivi une licence de philosophie. La philosophie a toujours été ma discipline favorite. C'est pourquoi, j'ai été plus attiré par la réflexion sur la politique que par la politique elle-même. J'ai alors passé un an aux États-Unis au département de philosophie de Rutgers University, puis j'ai intégré le master de recherche en théorie politique de Sciences Po. Après deux ans, j'ai obtenu un contrat doctoral pour réaliser une thèse. Cela fait deux ans que je me consacre à cette thèse que je vais poursuivre à Oxford en tant que jeune chercheur invité. Je travaille sur les pensées contemporaines de la décadence et m'intéresse à la manière dont plusieurs théoriciens ont intégré cette notion à leur pensée, et quelles en ont été les conséquences sur leur vision du politique.

Vous collaborez à des livres ou des articles ?

Un des aspects importants de la vie du chercheur est de publier des articles scientifiques. C'est une manière de partager et de tester les conclusions auxquelles on a abouti. Ces articles demandent beaucoup de travail, car ils sont soumis à l'évaluation de chercheurs confirmés avant d'être publiés. J'ai aussi été sollicité par un essayiste pour l'aider dans l'écriture de ses ouvrages. C'était une expérience intéressante. Étudier à Sciences Po ouvre de nombreuses portes. Certains choisissent de faire de la politique, de la diplomatie, de la finance, du droit ou encore du journalisme. J'ai fait le choix de m'orienter vers la recherche et l'enseignement. Ce milieu est assez compétitif, et il n'est pas toujours facile de s'y faire une place. Néanmoins, j'aimerais beaucoup devenir enseignant-chercheur à l'université.

Que représente Oxford pour vous ?

Ce séjour de recherche à Oxford est une chance extraordinaire. C'est d'abord un lieu exceptionnel (l'une des plus vieilles universités du monde !). La vie académique y est très riche, puisque de nombreux chercheurs importants y travaillent. Ce sera pour moi l'occasion d'avancer à grands pas dans la rédaction de ma thèse, un texte de plusieurs centaines de pages que je devrais soutenir d'ici deux ans. Ma candidature a eu lieu dans le cadre d'un accord entre Oxford et Sciences Po (OxPo). Chaque année, trois ou quatre doctorants (toutes disciplines confondues) sont sélectionnés. La concurrence est assez rude car le niveau est très élevé ! J'ai déposé un dossier dans lequel j'ai exposé mon projet de recherche et pourquoi ce séjour était important pour mon travail. Avec un peu de chance, j'ai été sélectionné. Je vais intégrer le département de science politique. Cela va me permettre de présenter mes recherches à des chercheurs locaux, et donc de bénéficier de nouveaux conseils et critiques.

Vous êtes viscéralement attaché au Cantal ?

C'est un bonheur de revenir dans le Cantal. J'y retrouve mes racines, sans lesquelles ce que je fais ne prendrait aucun sens. Ces racines, ce sont d'abord celles de ma famille. Mais il s'agit aussi d'un sentiment plus général qui tient au paysage, et qui influence mes réflexions les plus philosophiques. Aussi abstraite que puisse être la pensée, je crois qu'elle est toujours hantée par une intuition de l'espace. Pour moi, cette intuition a à voir avec la présence sereine et volcanique des monts du Cantal. Les voir, les fouler, les sentir constitue toujours une sorte de régénération spirituelle. Outre cette passion pour le Cantal, j'ai longtemps joué au tennis et je fais de la course à pied. En dehors du sport, je suis un passionné de littérature et de cinéma. Mon auteur favori est Julien Gracq, et mon réalisateur préféré Andreï Tarkosvki. J'ai également découvert les échecs.

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