Alain Baute en donneur de leçons
J’attendais avec impatience l’analyse du grand stratège qu’est Alain Baute. Ce n’est pas la première fois que Baylet utilise en politique un de ses amis journaliste. C’est ainsi qu’il envoya à Moissac un autre stratège : Empociello, avec le résultat que l’on sait ! J’ai eu l’occasion de voir à l’œuvre Empociello quand il présidait l’intercommunalité Castel-Moissac car Nunzi lui avait laissé cette charge. Pas triste, mais bon revenons à Alain Baute le grand adversaire du RN ! Pour ça il faut s’unir dit-il. Mais depuis des lustres le PRG était uni avec les socialistes à Montauban (sauf en 1983 quand Delmas laissa sa place et que le PRG fit une liste à part) et cette fois une place lui aurait été faire avec Hilion avant le premier tour. A quoi bon tendre la main à quelqu’un qui a dit par avance (et qui tient à sa parole) : pas de fusion en cours de route ! En fait l’opération « liste citoyenne » devait permettre à Nouveau Montauban d’être en tête pour ensute une union autour de lui. Il ne suffit pas de crier, union, union quand la clef c’est de savoir qui va conduire cette union ! Les socialistes qui aident Baylet au Conseil départemental devaient se plier à Nouveau Montauban mais même Catherine Bourdoncle est allé avec Hilion ! De plus le Rassemblement national n’a pas profité de la division mais surtout du bilan de Brigitte Barèges que je ne soutiens pas, mais qu’il ne faut pas négliger ! C’est d’ailleurs une erreur de toute la gauche de ne pas savoir nuancer ce bilan. Alain Baute n’est pas sous le joug d’un parti ce qui le rend plus intelligent que tout un chacun. C’est le département tout entier qui est sous le joug non pas de la Barégie mais de la Baylétie ce qui est une des explications du succès départemental du RN y compris dans ma circonscription où la députée inconnue hier, a gagné en 2022. Et la domination considérable du PS dans l’Aude conduit au même résultat. J-P Damaggio
Dès le mois de juin j'ai par avance dénoncé l'opération dont je pensais cependant qu'elle passerait le 15% vu les bons candidats réunis.
La Dépêche
Alain Baute tire les enseignements de la triangulaire de Montauban (Tarn-et-Garonne) qui a vu la victoire de Didier Lallemand, le candidat de l’union des droites soutenu par le RN et l’UDR. Il regrette que le socialiste Arnaud Hilion n’ait pas saisi la main tendue de Jean-Philippe Labarre, qui menait la liste citoyenne Nouveau Montauban "hors des partis et contre les extrêmes".
Alain Baute, président de Nouveau Montauban, a transmis lundi soir un communiqué à La Dépêche. Il tire les enseignements du second tour à Montauban qui a vu la victoire du candidat de l’extrême droite Didier Lallemand, dans une triangulaire qui l’opposait à Arnaud Hilion (PS) et à Thierry Deville, le candidat LR ayant fusionné sa liste "Prêts pour demain !" avec celle de Nouveau Montauban conduite par Jean-Philippe Labarre.
"Avant toutes choses, je veux saluer l’engagement des colistiers, des militants pour certains, et de tous ceux qui ont porté notre projet avec sincérité, dignité et détermination. Les résultats à Montauban, comme dans l’ensemble du Tarn-et-Garonne et plus largement au niveau national, confirment une progression forte et préoccupante du Rassemblement National.
Ce résultat n’est pas une surprise. Il est la conséquence directe de divisions, d’aveuglements et de refus d’assumer les responsabilités politiques dans un moment pourtant décisif. À Montauban, la liste Nouveau Montauban, avait une seule ligne : unir toutes les forces républicaines pour proposer une alternative crédible et faire barrage à l’extrême droite.
Dans ce cadre d’unité, nous avons tendu la main aux socialistes menés par Arnaud Hillion. Cette main a été refusée. Un refus politique lourd de conséquences.
Dans un contexte où chaque voix comptait, où chaque rassemblement pouvait peser, ce choix de division a affaibli notre camp et ouvert un espace dont le Rassemblement National a su profiter.
Face à cette impasse et à ce manque d’intelligence politique au service de l’intérêt général, nous avons pris nos responsabilités. Nous avons fait le choix d’une alliance avec le seul candidat à répondre positivement à l’union proposée, Thierry Deville. Sans ambiguïté. Sans calcul politicien. Avec un objectif unique : faire barrage au Rassemblement National. Nous l’avons fait avec lucidité. Nous l’avons fait avec courage. Mais nous le disons clairement aujourd’hui: lorsque certains refusent l’unité, ils prennent une part de responsabilité dans les résultats que nous constatons. Nous regrettons profondément l’issue de ce scrutin, qui ne reflète ni l’engagement des équipes, ni l’attente d’une majorité des Montalbanais.
Le temps est venu de dire les choses avec clarté. Face à la montée du Rassemblement National, il ne suffit plus de proclamer des valeurs. Il faut être capable de les incarner dans les actes. Le rassemblement n’est pas une option. C’est une exigence. Certes compliquée quand on est sous le joug de partis. Mais assurément gagnante quand on ose sortir des consignes politiciennes et des égos meurtriers.
Nouveau Montauban continuera à porter cette ligne avec constance : celle de la responsabilité, du courage politique et de la fidélité aux valeurs républicaines. Une écharpe verte au cou, notre combat continue."