L’étrange Conseil départemental du 82
Suite aux dernières élections départementales de 2021 l’union PRG-PS a réussi avec l’aide d’un conseiller de centre droit à reprendre le pouvoir mais à condition que le président ne soit pas Jean-Michel Baylet. Ce dernier a trouvé un prête-nom en la personne de Michel Weill mais ce dernier a décidé qu’il cessait de jouer ce rôle tout en sachant que son remplacement pouvait être très difficile.
J-M Baylet l’annonce aussitôt : le nouveau président doit appartenir à son groupe, tout en insultant de mille et une manières son allié PS. Au nom du groupe PS et ses alliés Valérie Rabault qui avait déjà manifesté quelques mécontentements (voir affaire de la protection de l’enfance) décide de se présenter à la présidence ! Un crime de lèse-majesté déjà commis en 1982 par le PS Louis Delmas. Crime d’autant plus grave que son score est meilleur que celui du PRG. On arrive à 15 à 15 et au bénéfice de l’âge M. Bertelli de centre droit l’emporte mais ensuite pour élire les vice-présidents l’union PRG-PS prend sa revanche. Comment Bertelli peut-il gérer ? Il vient de passer l’épreuve décisive, la nomination des présidents de commission où il apparaît clairement que le PS et les centristes s’unissent pour gérer le département. Au moment de l’élection des vice-présidents le cas des élus RN a fait gagner le PRG-PS mais cette fois Romain Lopez n’a pas été suivi dans son rêve de créer une commission santé qui lui aurait permis de mieux suivre le cas de l’hôpital Castelsarrasin-Moissac. Pour Terres de Confluences, bon prince Romain Lopez a précisé sur son facebook qu’il avait eu une vice-présidence (sans dire que sa concurrente avait obtenu 20 voix) mais il a oublié de dire qu’il avait perdu pour la vice-présidence finances, gagnée par son adversaire aux dernières départementales. Et là, bon prince c’est lui qui se met en retrait quand dans les faits il a été mis en retrait ! Bref, conformément à la loi, les commissions sont réparties entre tous les courants comme l’indique le bilan ci-dessous et la binôme de Lopez… trouve une place. D'un côté Lopez dit c'est le bordel et de l'autre il ne perd pas le nord ! Classique chez lui. Donc elle ne s’est pas mise en retrait ? J’attendais l’explication de Lopez sur le facebook mais silence radio jusqu’à présent. JPD
Le Petit Journal : dernière séance du Conseil départemental :
Le conseil départemental s'est réuni en séance d'installation afin de mettre en place les structures de gouvernance qui encadreront l'action des élus pour 18 mois à venir. Une séance dense entre ceux qui veulent avancer et ceux qui veulent tout bloquer. Un premier moment de tension devait avoir lieu lors de la modification du règlement intérieur visant à abaisser à deux élus le seuil minimal pour constituer un groupe politique. L'inquiétude de voir éclore jusqu'à quinze groupes (autant que de cantons) a été clairement exprimée et, comme pour le vote du président, c'est sur une score paritaire de 15 voix pour et 15 voix contre qui a départagé les élus grâce à "la voix prépondérante" du Président qui emporte la décision. La majorité reste donc étriquée avant le vote des commissions et Jean-Paul Bertelli, le président, doit donc jouer sur de velours, quelques minutes avant le début de la séance il était encore en discussion avec le groupe radical de gauche pour trouver un consensus impossible face à Jean-Michel Baylet bien décidé à faire de sa vie un enfer. L'actuelle majorité va toutefois répondre favorablement aux demandes comme l'abandon du projet de créer une commission santé avec Romain Lopez à sa tête. Le maire RN de Moissac a préféré se mettre en retrait pour ne pas servir de bouc-émissaire à tout ce "bordel". Dans la commission "Personnel", M. Deprince a également remplacé M. Pécou pour rétablir l'équilibre politique… mettant les conseillers départementaux de l'opposition face à des choix cornéliens.
Indemnités des élus : une enveloppe volontairement contenue
Sur le volet financier, le Président a réaffirmé son engagement de ne pas dépasser l'enveloppe indemnitaire de la mandature précédente, fixée à 811 000 €, alors même que la loi autoriserait un plafond de 924 000 €. Il a également confirmé le maintien de sa propre indemnité à un taux réduit (130 % de l'indice brut terminal). Pour le reste, au SATESE et Laboratoire Vétérinaire c'est M. Weill et Mme Delbreil qui ont respectivement été désignés pour remplacer le Président Bertelli qui se retire de ces instances avant de clore la journée par l'élection des président des sept commissions qui tourneront finalement en faveur de l'actuelle présidence face aux "putschistes".
1re Commission (Finances) : Président : Jean-Philippe BÉSIERS Vice-président : Mathieu ALBUGUES Secrétaire : Dominique SARDEING
2e Commission (Personnel, Affaires générales, Emploi) : Présidente : Elisabeth CASTAGNÉ Vice-président : Ghislain DESCAZEAUX Secrétaire : Annie DELCHER
3e Commission (Mobilité, Infrastructures, Routes et Aménagement du territoire) : Président : Cédric VAISSIÈRES Vice-présidente : Sophie DELBREIL Secrétaire : Dominique SARDEING
4e Commission (Solidarité, Santé, Habitat et Insertion) : Présidente : Clarisse HEULLAND Vice-présidente : Nadine SINOPOLI Secrétaire : Liliane MORVAN
5e Commission (Agriculture, Transition écologique, Agroalimentaire, Eau, Assainissement, Déchets) : Président : Christian ASTRUC Vice-président : Jérôme BEQ Secrétaire : Véronique COLOMBIÉ
6e Commission (Éducation, Enseignement supérieur, Culture, Patrimoine et Sport) : Président : Bernard PECOU Vice-présidente : Patricia DUCASSE Secrétaire : Catherine BOURDONCLE
7e Commission (Ruralité, Économie, Tourisme, Développement numérique et Irrigation) : Présidente : Liliane MORVAN Vice-présidente : Anne IUS Secrétaire : Véronique COLOMBIÉ. LP