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Vie de La Brochure
21 mai 2026

L’étrange Conseil départemental du 82

Suite aux dernières élections départementales de 2021 l’union PRG-PS a réussi avec l’aide d’un conseiller de centre droit à reprendre le pouvoir mais à condition que le président ne soit pas Jean-Michel Baylet. Ce dernier a trouvé un prête-nom en la personne de Michel Weill mais ce dernier a décidé qu’il cessait de jouer ce rôle tout en sachant que son remplacement pouvait être très difficile.

J-M Baylet l’annonce aussitôt : le nouveau président doit appartenir à son groupe, tout en insultant de mille et une manières son allié PS. Au nom du groupe PS et ses alliés Valérie Rabault qui avait déjà manifesté quelques mécontentements (voir affaire de la protection de l’enfance) décide de se présenter à la présidence ! Un crime de lèse-majesté déjà commis en 1982 par le PS Louis Delmas. Crime d’autant plus grave que son score est meilleur que celui du PRG. On arrive à 15 à 15 et au bénéfice de l’âge M. Bertelli de centre droit l’emporte mais ensuite pour élire les vice-présidents l’union PRG-PS prend sa revanche. Comment Bertelli peut-il gérer ? Il vient de passer l’épreuve décisive, la nomination des présidents de commission où il apparaît clairement que le PS et les centristes s’unissent pour gérer le département. Au moment de l’élection des vice-présidents le cas des élus RN a fait gagner le PRG-PS mais cette fois Romain Lopez n’a pas été suivi dans son rêve de créer une commission santé qui lui aurait permis de mieux suivre le cas de l’hôpital Castelsarrasin-Moissac. Pour Terres de Confluences, bon prince Romain Lopez a précisé sur son facebook qu’il avait eu une vice-présidence (sans dire que sa concurrente avait obtenu 20 voix) mais il a oublié de dire qu’il avait perdu pour la vice-présidence finances, gagnée par son adversaire aux dernières départementales. Et là, bon prince c’est lui qui se met en retrait quand dans les faits il a été mis en retrait ! Bref, conformément à la loi, les commissions sont réparties entre tous les courants comme l’indique le bilan ci-dessous et la binôme de Lopez… trouve une place. D'un côté Lopez dit c'est le bordel et de l'autre il ne perd pas le nord ! Classique chez lui. Donc elle ne s’est pas mise en retrait ? J’attendais l’explication de Lopez sur le facebook mais silence radio jusqu’à présent. JPD

Le Petit Journal : dernière séance du Conseil départemental :

Le conseil départemental s'est réuni en séance d'installation afin de mettre en place les structures de gouvernance qui encadreront l'action des élus pour 18 mois à venir. Une séance dense entre ceux qui veulent avancer et ceux qui veulent tout bloquer. Un premier moment de tension devait avoir lieu lors de la modification du règlement intérieur visant à abaisser à deux élus le seuil minimal pour constituer un groupe politique. L'inquiétude de voir éclore jusqu'à quinze groupes (autant que de cantons) a été clairement exprimée et, comme pour le vote du président, c'est sur une score paritaire de 15 voix pour et 15 voix contre qui a départagé les élus grâce à "la voix prépondérante" du Président qui emporte la décision. La majorité reste donc étriquée avant le vote des commissions et Jean-Paul Bertelli, le président, doit donc jouer sur de velours, quelques minutes avant le début de la séance il était encore en discussion avec le groupe radical de gauche pour trouver un consensus impossible face à Jean-Michel Baylet bien décidé à faire de sa vie un enfer. L'actuelle majorité va toutefois répondre favorablement aux demandes comme l'abandon du projet de créer une commission santé avec Romain Lopez à sa tête. Le maire RN de Moissac a préféré se mettre en retrait pour ne pas servir de bouc-émissaire à tout ce "bordel". Dans la commission "Personnel", M. Deprince a également remplacé M. Pécou pour rétablir l'équilibre politique… mettant les conseillers départementaux de l'opposition face à des choix cornéliens.

Indemnités des élus : une enveloppe volontairement contenue

Sur le volet financier, le Président a réaffirmé son engagement de ne pas dépasser l'enveloppe indemnitaire de la mandature précédente, fixée à 811 000 €, alors même que la loi autoriserait un plafond de 924 000 €. Il a également confirmé le maintien de sa propre indemnité à un taux réduit (130 % de l'indice brut terminal). Pour le reste, au SATESE et Laboratoire Vétérinaire c'est M. Weill et Mme Delbreil qui ont respectivement été désignés pour remplacer le Président Bertelli qui se retire de ces instances avant de clore la journée par l'élection des président des sept commissions qui tourneront finalement en faveur de l'actuelle présidence face aux "putschistes".

1re Commission (Finances) : Président : Jean-Philippe BÉSIERS Vice-président : Mathieu ALBUGUES Secrétaire : Dominique SARDEING

2e Commission (Personnel, Affaires générales, Emploi) : Présidente : Elisabeth CASTAGNÉ Vice-président : Ghislain DESCAZEAUX Secrétaire : Annie DELCHER

3e Commission (Mobilité, Infrastructures, Routes et Aménagement du territoire) : Président : Cédric VAISSIÈRES Vice-présidente : Sophie DELBREIL Secrétaire : Dominique SARDEING

4e Commission (Solidarité, Santé, Habitat et Insertion) : Présidente : Clarisse HEULLAND Vice-présidente : Nadine SINOPOLI Secrétaire : Liliane MORVAN

5e Commission (Agriculture, Transition écologique, Agroalimentaire, Eau, Assainissement, Déchets) : Président : Christian ASTRUC Vice-président : Jérôme BEQ Secrétaire : Véronique COLOMBIÉ

6e Commission (Éducation, Enseignement supérieur, Culture, Patrimoine et Sport) : Président : Bernard PECOU Vice-présidente : Patricia DUCASSE Secrétaire : Catherine BOURDONCLE

7e Commission (Ruralité, Économie, Tourisme, Développement numérique et Irrigation) : Présidente : Liliane MORVAN Vice-présidente : Anne IUS Secrétaire : Véronique COLOMBIÉ. LP

Commentaires
R
Quelle dérive mortifère : épilogue<br /> Au concours du « une place parce que je le vaux bien », M. Besiers décroche sans conteste la palme.<br /> Après une succession de revirements, tractations d’arrière-boutique et arrangements entre amis, le voilà propulsé président de la commission des finances du conseil départemental. À défaut d’être calife à la place du calife, il s’offre un lot de consolation de choix. Héritier politique assumé de M. Baylet — qui l’a formé au PRG — il en adopte désormais les méthodes comme les réflexes. La colère à peine contenue de ce dernier en séance plénière en disait d’ailleurs long. Quant à M. Albugues, promu vice-président de cette même commission, il confirme un peu plus l’ancrage à droite de cette recomposition opportuniste.<br /> Le reste des nominations confine au théâtre d’ombres.<br /> Quiconque chercherait encore une cohérence politique dans cet attelage finirait par y perdre son latin. Des socialistes qui s’émancipent à géométrie variable, G. Descazeaux (proche LFI) vice-président, siégeant aux côtés d’une secrétaire RN, d’anciens majoritaires renouant avec l’ex-président M. Astruc… Le brouillage est total. <br /> Derrière les postures et les alliances de circonstance se révèle surtout une lente décomposition des convictions politiques.<br /> Et à qui profite ce grand marché des renoncements ? Devinez.<br /> Après la bronca que nous avons, en partie, contribué à déclencher contre la création d’une commission promise à M. Lopez (RN), M. Besiers a finalement exécuté une pirouette politicienne : suppression de ladite commission avec vote unanime des conseillers… y compris celui de M. Lopez lui-même. Tout un symbole.<br /> Ainsi fonctionne ce petit monde de notables persuadés qu’un arrangement entre initiés suffit à obtenir l’absolution citoyenne. En prétendant marier la carpe et le lapin, ils offrent surtout une porte de sortie et une respectabilité au RN.<br /> Nous, nous n’oublierons rien.<br /> Lors des prochaines élections départementales, nous ferons tout pour que la gauche du réel, républicaine et sociale, reprenne la main. Cette fois, il n’y aura ni complaisance, ni bienveillance.<br /> Une mauvaise pièce de théâtre<br /> À l’approche des sénatoriales, M. Lopez semble avoir préféré rester dans l’ombre de cette mécanique politicienne, tandis que le RN vient d’adouber Mme Barèges comme candidate. Dans le même temps, la présence de M. Besiers aux commémorations de Larrazet aux côtés de M. De Prince — hier encore voué aux gémonies par M. Baylet — ainsi que de MM. Bonhomme et Lévi, laisse entrevoir les contours de la bataille à venir : une guerre des places, encore et toujours.<br /> Que chacune et chacun juge sur pièces.<br /> Pour notre part, nous faisons un autre choix : celui de la lutte des classes.<br /> Car le monde du travail — salariés, paysans, fonctionnaires — n’en peut plus de ces professionnels de la combine qui, par leurs calculs dérisoires et leurs arrangements permanents, nourrissent chaque jour davantage le vote RN.<br /> Face à ces élus sans cap et sans scrupules, il est temps de redonner du sens à la démocratie, à l’engagement politique et à l’intérêt général.<br /> Et nous nous y emploierons.<br /> Maximilien Reynès-Dupleix, secrétaire de la section PCF Castelsarrasin-Valence-Lomagne Voir moins
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