Un mal pour un bien, ça existe ?
Le bébé a un mois, c’est l’immense inondation de 1930, sa famille prise au piège risque de périr, mais coup de génie du père, par une planche il envoie tout le monde (même le chien) dans la maison d’à côté construite sur une base en pierre. La maison qu’ils ont quitté, toute en terre, s’effondre peu après. Il suffit d’attendre les secours sur l’autre maison, plus solide. La famille est sauvée.
La solidarité nationale et internationale a permis la reconstruction d’une ferme cent mètres plus loin, et à l’écart de l’eau. Une belle maison avec la partie habitation, la magnifique étable, la belle grange à côté, sans oublier la cave pour le vin, les endroits pour les cochons, les lapins. Une maison toute neuve construite rapidement, et gratuite pour les nouveaux habitants.
Grandir au cœur de cette histoire montrant la maison écroulée et la maison neuve c’est clairement voir un mal pour un bien. Pour certaines victimes de l’inondation ce fut un mal et rien d’autre. Pour d’autres, appelés pour la reconstruction, ce fut un bien et rien d’autre. Mais parfois on a un mal pour un bien ce qui tend à prouver que le mal n’est pas toujours le contraire du bien ! Je ne suis pas un adepte de la nuance mais parfois j’aime la nuance.
J-P Damaggio
/image%2F1367097%2F20260509%2Fob_eb79af_1930-frad082-2fimontauban112-1920x1275.jpg)