Ecole du Petit Versailles Montauban
Je m’arrête un temps sur cette école car elle a été déplacée. Démolie car le terrain sur lequel elle existait n’était pas municipal, et il a été vendue à la zone commerciale, elle a été reconstruite un peu plus loin.
Aussi l'architecture d'hier n'est plus celle d'aujourd'hui. Pensez aux logements d'instits au-dessus des classes. Avec deux parties : d'un côté au départ c'était pour les garçons et de l'autre pour les filles.
Ce bâtiment me rappelle tant de souvenirs car il fut longtemps le domaine de Michel Veyres. J’y suis intervenu souvent et je me souviens d’une classe où il y avait les enfants d’amis comme le fils du prof de dessin de l’Ecole normale, le fils de M. Dignac et dans un autre domaine, le fils de l’entrepreneur M. Doumengue qui était plus porté à penser à ses séjours en Espagne qu’à ses activités scolaires. On y a tenu plusieurs réunions syndicales dont une régionale avec discussion sur la création des ZEP après 1981. Je ne sais plus quand Michel est passé à l’Ecole des Chaumes puis à l’Ecole Rue Bêche.
Sur facebook un ancien élève évoque le lieu avec nostalgie et j’ai plaisir à retrouver ces moments avec des noms que j’ai oublié :
« C'était notre école du petit Versailles de Montauban, avant sa démolition en 2012 , pour implanter une Pizzeria et le parking de l’hypermarché de Auchan, c'était une école de la maternelle au primaire ou nous avons grandi et appris l'éducation des maîtres et maîtrises, on partait à pied en longeant la route N20 en faisant attention en traversant sur les passages cloutés.
On avait un bruit assourdissant quand les avions et hélicoptères décollaient du camp d'aviation, avec les Broussard qui faisaient un vacarme, nous avions les toilettes dehors il fallait traverser la grande cour pour rejoindre le préau, que de bon souvenirs de 1977 à 1983 , il y avait Mr et Mme Daza, madame Solomiac, madame Saladgé, madame Benech, Madame Massonier, le directeur dont j'ai oublié son nom qui était sévère avec sa barbe et ces lunettes vintage, des claques, des frites sur les pattes, on en a ramassés, les oreilles étaient rouge, et pourtant on prenait le double à la maison par les parents, c'était l'éducation dans le droit chemin. »
Oui que de souvenirs. J-P Damaggio
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