Le RN aux sénatoriales du 82
Le fait n’est pas nouveau sauf que cette fois la candidature prend de l’ampleur.
D’une part pour les deux postes de sénateurs il y avait eu un seul candidat en 2020 tandis que cette fois entre le candidat RN et Barèges ils seront bien deux. Deuxièmement si comme la dernière fois le candidat est un conseiller régional il s’appuie cette fois sur une députée qui a développé ses liens avec TOUS les maires. Le cumul est devenu un art majeur. Quentin Lamotte est deux fois payé par les finances publiques : en tant que conseiller régional et directeur de cabinet. Ajoutons la liste au centre départemental de gestion qui concerne en grande partie les grands électeurs et si Lopez est arrivé à 33% en nombre de voix pour le poste de président nous avons seulement trois voix d’écart entre Deprince et Lopez (il devient membre du bureau de l’institution).
Ce qui est surtout nouveau c’est le soutien affiché de La Dépêche avec un article qui fait tellement le bonheur du candidat qu’il le relaie sur son facebook plutôt que développer son propre discours. Comme le montre l’image j’ai déposé un commentaire ironique qui est resté sans réponse. Je reprends cet entretien car il permet de vérifier que le RN est devenu champion dans l'art de caresser l’électeur dans le sens du poil. J-P Damaggio
Article de La Dépêche du 12 juillet
La Dépêche avait donné l’information en exclusivité le 30 juin : le point d’interrogation concernant la candidature de Quentin Lamotte aux élections sénatoriales du 27 septembre 2026 est désormais levé. C’est à l’hôtel du «Chapon fin» à Moissac que le directeur de cabinet de Romain Lopez s’est officiellement lancé en campagne, ce vendredi 10 juillet 2026.
« Je déclare ma candidature aux côtés de Marine Hamelet qui sera ma suppléante. Je suis soutenu par le RN qui m’a investi pour ces élections. Nous avons des alliés qui sont l’Union des droites pour la République. L’UDR est en train de réfléchir à l’idée de présenter un ou une candidate. L’objectif est de former un ticket RN/UDR, histoire d’éviter la dispersion des voix », éclaire Quentin Lamotte. Le conseiller régional RN d’Occitanie, désormais candidat à un mandat de sénateur de Tarn-et- Garonne, a répondu aux questions de La Dépêche.
Qu'est-ce qui vous a fait vous décider à briguer un siège de sénateur ?
Le mouvement que je représente a pour objectif d’avoir un groupe au Sénat. Il faut dix élus minimum pour pouvoir en constituer un. Aujourd’hui, le RN a seulement trois sénateurs. Avec un groupe parlementaire, on pourrait participer aux arbitrages entre l’Assemblée nationale et le Sénat pour élaborer les lois.
Votre base électorale s’est élargie lors des derniers scrutins, notamment aux municipales, mais là, pour les sénatoriales, ce sont les grands électeurs qui votent. Comment évaluez-vous vos chances ?
C’est un électorat qui évolue. On le voit par un faisceau d’indices, je pense aux discussions entre la députée RN de la 2e circonscription et les grands électeurs. Je pense aussi à la liste qu’a conduite Romain Lopez aux élections du centre départemental de gestion. Il a réuni quatorze maires et, s’agissant des suffrages recueillis, on note avec satisfaction qu’une centaine de maires de communes rurales ont voté pour cette liste. Ce qui nous encourage aussi, ce sont les conseils municipaux issus des élections de mars dernier. Avec Moissac, Montauban, Beaumont-de-Lomagne, on a un socle, une base qui représente le triple du score qu’avait pu faire Thierry Viallon, le candidat du RN, en 2020.
Comment allez-vous faire campagne ? Il y a les vacances.
Souvent, les maires sont là en juillet et août, ils ne sont pas nombreux à partir. On va faire en sorte d’en rencontrer le maximum. Et on organisera des réunions avec leur conseil municipal.
Quels sont les axes de votre programme ?
Il y en a trois. Le premier, c’est la protection et la valorisation des élus locaux. Je plaide pour le maintien de la rémunération des maires ruraux, la protection fonctionnelle des maires et la nécessité de veiller à leur intégrité physique, car dans une société fracturée, ils sont en première ligne. Le deuxième axe programmatique, c’est de redonner aux communes leur liberté d’action. La loi NOTRe de 2015 a été un échec. Je soutiens la création d’un statut unique de l’intercommunalité, il faut que les maires soient à la manœuvre pour savoir ce qu’ils veulent mutualiser. Enfin, le 3e point, c’est lutter contre le millefeuiile territorial. Il faut remettre le Département au centre, qu’il soit le pilier sur lequel les communes puissent s’appuyer pour accompagner les projets locaux. Il faut que les Régions retrouvent des compétences plus mesurées.
Pierre-Jean Pyrda
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