Sur la mort du capitalisme
Depuis 1920 je ne compte plus le nombre de constat fait par des communistes affirmant que « le capitalisme est à bout de souffle ». Une phrase généreuse qui vise à mobiliser des communistes : « encore un effort nous sommes au bout du voyage ».
J’avais vingt ans, et depuis, ce constat de Marx n’a jamais cessé de me fasciner : le socialisme ne va naître de rien d’autre que des contradictions du capitalisme. Ou pour le dire autrement, les contradictions du capitalisme (principales et secondaires) ne peuvent que déboucher sur le socialisme comme le pouvoir de la bourgeoisie a été le fruit des contradictions du féodalisme. Et la contradiction principale tout participation à une école élémentaire du PCF peut la désigner : entre le développement des forces productives inévitable dans le capitalisme face aux rapports de production par nature figés dans le capitalisme.
Pour le dire plus globalement, le contre-sens est dans le sens même de la réalité et depuis mes vingt ans j’ai été émerveillé par les chercheurs sachant jouer de cette dialectique contre les adeptes du socialisme utopique s’imaginant être les savants constructeurs d’une alternative au capitalisme. Aujourd’hui ne je donne pas de noms je constate seulement que depuis 1920 les contradictions secondaires réussissent parfaitement à « soigner » les effets de la contradiction principale qui est plus incontestable que jamais, sans que pour autant le capitalisme ne soit à bout de souffle. JPD