Sanchez le Mitterrand espagnol
En 2014, Sanchez est élu par les militants, secrétaire général du PSOE à l'occasion d'un congrès extraordinaire. Il démissionne ensuite après avoir été mis en minorité sur son refus de faciliter le maintien au pouvoir de Mariano Rajoy. Il est réélu secrétaire général lors du congrès fédéral de 2017, défaisant la candidate de l'appareil et de la vieille garde, Susana Díaz. En 2018, il dépose et fait voter, pour la première fois depuis l'adoption de la Constitution, une motion de censure contre Mariano Rajoy. Il s'associe finalement avec Unidas Podemos après les élections de novembre 2019 et forme ainsi le premier gouvernement d’union de la gauche en Espagne depuis la Seconde République.
Plusieurs messages du blog évoquent cette histoire. Il suffit de taper sanchez dans le moteur de recherche.
Comme Mitterrand il joue donc la carte de l’union de la gauche avec pour l’un, des ministres communistes, et pour l’autre des ministres d’Unidad Podemos. Et dans les deux cas cette stratégie a aboutit à la marginalisation de la gauche radicale. Dès 2019 un ancien de Podemos expliqua comment Sanchez allait tuer Podemos.
Donc ne pouvant plus s’appuyer sur Podemos (2%) mais sur une mince frange de la gauche radicale il s’appuie sur le centre grâce à la marginalisation du parti centriste éphémère, Ciudadanos. Comme Mitterrand en 1988.
Comme Mitterrand il ne voie pas d’un mauvais œil la montée de l’extrême-droite qui ainsi divise la droite si bien qu’aux dernières élections le PSOE a perdu mais le PP refusant de s’unir avec Vox (ou l’inverse) Sanchez peut garder le pouvoir en s’appuyant sur les élus régionalistes et en particulier les Catalans de droite comme de gauche. Pendant qu’en France certains répètent que le NFP ayant gagné en 2024 il doit diriger le pays, Sanchez construit une coalition gagnante avec une forte tendance au retour vers le bipartisme. Sauf que Vox s’implante plus solidement que Podemos et Ciudadanos et aggrave les divisions internes à la droite entre la partie décidée à s’unir avec l’extrême-droite pour diriger des régions et celle qui s’y refuse. Pour sauver son poste Sanchez peut-il compter aux prochaines élections sur le soutien d’une droite déçue ?
Sanchez a donc joué la carte à gauche en rassemblant dernièrement les présidents progressistes du monde (avril 2026) et 3000 personnes à Barcelone (la photo) mais depuis en Amérique latine certains ont perdu leur poste au profit… de l’extrême-droite comme au Chili et en Colombie. Voici les intervenants pour le France : Gabriel Zucman, Marylise Léon, Olivier Faure, Aurore Lalucq, Nora Mebarek, Amine Kessaci.
Bref dernièrement Sanchez a été célébré comme étant le bon socialiste pour sa position face à Israël ou pour sa politique migratoire par ceux qui veulent en revenir à la retraite à 60 ans quand Sanchez applique en Espagne une loi sufr les retraites qui dit ceci : « En Espagne, l'âge légal de la retraite en 2026 est fixé à 66 ans et 10 mois si vous avez cotisé moins de 38 ans et 3 mois. Il descend à 65 ans si vous justifiez d'au moins 38 ans et 3 mois de cotisations. Cet âge augmente progressivement pour atteindre 67 ans en 2027. »
Mitterrand en arrivant au pouvoir ramena l’âge de départ à la retraite de 65 ans à 60 ans, une promesse de campagne assumée.
Je suis fatigué par ceux qui aiment les arbres qui cachent la forêt. J.P Damaggio
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