Montalban le bien et le mal
Je suis hanté par le livre de Manuel Vázquez Montalbán dont j'ai acheté trois versions pour mieux m'en pénétrer (j'ai ainsi vérifié que la traduction française est incomplète pour plusieurs parties). Les couvertures sont sur la photo.
Je ne cesse de penser à la conclusion en partie énigmatique que je donne à la fin.
Loin des questions morales du bien et du mal, cette métaphore m'est venue cette nuit :
Construire un moteur pour qu'il fonctionne suppose un effort multiple, constant, ingénieux, une combinaison de pièces et d'ajustements.
Empêcher le fonctionnement de ce moteur suppose un geste minime, juste le vol d'une pièce. Le mal est nettement plus facile à réaliser que le bien.
Généralement le bien est oeuvre solidaire, humaine, mais parfois imposée.
Le mal n'est pas celui qui détruit le moteur, mais qui impose sa domination par le simple effet de détenir la pièce manquante. J-P Damaggio
P.S. : Le hasard veut qu'au moment où je rédigeai ces notes mon ami René Merle écrivait aussi sur Montalban : ICI
Il est frustant de n'avoir que la conclusion mais tant pis :
Conclusion française du livre
Non. Il n'est pas de vérités uniques, ni de luttes finales, mais il est encore possible de choisir parmi des vérités possibles et de protester contre de criantes non-vérités. On peut voir une partie de la vérité et ne pas la reconnaître, mais il est impossible de se retrouver devant le Mal et de l'ignorer. Le Bien n'existe pas, mais je soupçonne et redoute qu'il n'en soit pas de même pour le Mal.
Conclusion italienne
No. Non ci sono verità uniche, né lotte finali, ma è ancora possibile orientarci mediante le verità possibili contra le non verità evidenti, e combatterle. Si pub vedere parte della verità e non riconoscerla. Ma è impossibile vedere il male e non riconoscerlo. Il Bene non esiste, ma il Male credo o temo di si.
Conclusion espagnole.
No. No hay verdades únicas, ni luchas finales, pero aún es posible orientarnos mediante las verdades posibles contra las no verdades evidentes y luchar contra ellas. Se puede ver parte de la verdad y no reconocerla. Pero es imposible contemplar el mal y no reconocerlo. El Bien no existe, pero el Mal me parece o me temo que sí.
